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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 22:35

 

Staline.jpgSur le net, combien de fois ais-je du répondre à des commentaires sur le communisme « intrinsèquement antidémocratique », sur les « millions de morts du communisme ». Cet article a pour but d’apporter ma réponse : pourquoi je suis profondément communiste, malgré les crimes indéniables de la dictature stalinienne et de tant d’autres…

Sommaire :

Démocratie, communisme et capitalisme

Les dictatures soit disant communiste

Les démocraties communistes

Les dictatures capitalistes

Livre Noir

Crimes des régimes soit disant communistes

Crime du capitalisme

Préambule

Mon communisme est celui d’un homme du XXIème siècle. Il a pour racine le marxisme du XIXème siècle, mais s’est construit également sur l’histoire et la réflexion politique tout au long du XXème siècle, et même de ce début du XXIème siècle.

Je ne prends pas pour dogme les écrits de Marx qui ont plus de 100 ans d’âge, j’exerce également un « droit d’inventaire » sur un parti politique qui, en pratiquement un siècle d’existence, a su reconnaître ses erreurs et se transformer pour évoluer avec son temps.

Démocratie, communisme et capitalisme.

Les dictatures soit disant communiste

Le communisme réel est intrinsèquement démocratique. Par essence, aucune dictature ne peut se revendiquer du communisme. L’ex-URSS aussi bien que la Chine et leurs satellites n’étaient pas des régimes communistes, quand bien même ils en portaient le nom.

Le communisme a pour idéal d’arriver à une société sans classe sociale ; et parce que le rapport au travail est au cœur de la définition de toute société, une société sans classe nécessite le contrôle de l’outil de travail par les travailleurs eux-mêmes. Aucun de ces deux objectifs, essentiels du communisme, n’existaient en URSS, en Chine ou ailleurs

Aux classes dominantes de la Russie impérialiste qu’étaient la noblesse et la bourgeoisie, le régime stalinien a substitué une nouvelle classe dominante, la nomenklatura, les cadres du parti unique « communiste ».

Bien que nationalisée, nul ne peut dire que les entreprises appartenaient aux ouvriers, la terre aux paysans. Que le patron s’appelle « actionnaire du CAC40 », ou « commissaire politique », pour l’ouvrier, le résultat est le même : il subit dans son travail un rapport d’exploitation et de domination de même nature.

Karl Marx et Friedrich Engels eux-mêmes n’envisagaient le communisme que comme profondément démocratique. L’expression de « dictature du prolétariat » dans la bouche de Karl Marx et Friedriech Engels n’était pas en contradiction avec l’exigence démocratique [1]. Cette expression fut cependant détournée dans le marxisme-léninisme pour justifier le régime totalitaire soviétique.

En France, le PCF a proclamé son attachement à la démocratie, son indépendance vis-à-vis de l’URSS et son renoncement à la « dictature du prolétariat » en 1976, en raison du sens donné à cette expression par les régimes dictatoriaux des pays de l’est. Il serait naïf de nier qu’il existe des nostalgiques de cette période au PCF, comme il peut exister des nostalgiques de Vichy dans d’autres tendance de la politique française [7]. Mais 35 ans après, ce n’est pas le cas de l’immense majorité des militants, et notamment des nouvelles générations, entrées comme moi en politique des années après la chute du mur de Berlin.

 

 

 

Les démocraties communistes

Avant les années 2000

Tous les régimes communistes n’ont pas été dictatoriaux. Avant les années 2000, on peut citer trois expériences de communisme authentiquement démocratique :

  • La commune de Paris, renversée par la IIIème république naissante ;
  • La courte période du « printemps de Prague » en Tchécoslovaquie, renversée par l’URSS et les chars de l’armée rouge
  • Le Chili de Salvador Allende, renversé par les USA, via le général Pinochet et la CIA.

En faisant cette liste, la première constatation est qu’aucune de ces trois expériences n’a pu aller à son terme, toutes trois renversées par des forces extérieures. Et ces forces furent aussi bien des forces « démocratiques et capitalistes » comme la IIIème république française ou les USA que des forces dictatoriales comme l’URSS.

De ces trois expériences avortées, on ne peut donc tirer que deux conclusions : nul ne peut dire qu’il est intrinsèquement impossible pour le communisme d’être démocratique et que l’avènement d’un communisme démocratique fait peur à tous, régimes capitalistes démocratiques ou non, comme dictatures communistes.

Après les années 2000

Bolivie-copie-1.jpgDepuis les années 2000, des forces politiques se revendiquant du « socialisme du XXIème siècle » ont conquis de manière démocratique le pouvoir dans plusieurs pays d’Amérique Latine : le Venezuela, la Bolivie, l’Equateur et le Honduras.

Un mot sur l’expression « socialisme du XXIème siècle » pour commencer. Il ne s’agit bien sûr pas d’une référence à la sociale-démocratie incarnée en France par le Parti Socialiste. Il s’agit d’une référence à l’idéal marxiste et communiste. Cependant, l’expression « socialisme du XXIème siècle » a aussi pour but de marquer la différence avec les régimes dictatoriaux« communistes du XXème siècle », l’idéal reste le marxisme, mais les leçons de l’histoire ont été tirées

Il est également intéressant de noter que l’histoire se répète partiellement. De ces quatre pays, trois ont été victime de tentatives de coup d’état ou du moins de très fortes déstabilisations. Le Venezuela a fait l’objet d’un coup d’état qui a échoué puis d’une grève du patronat en 2002. En Bolivie, une fronde menée par les préfets de provinces sécessionnistes a mis la Bolivie au bord de la guerre civile en 2008. Au Honduras, un coup d’état a renversé le président démocratiquement élu en 2009. A chaque fois, les USA par l’intermédiaire de la CIA ont été montré du doigt, bien qu’il n’en existe aucune preuve officielle.

Aujourd’hui, le Venezuela, la Bolivie et l’Equateur, sont incontestablement des démocraties vivantes et fortes. Les élections s’y déroulent de manières libres et démocratiques, sont reconnues par la communauté internationale. [2]

Chacun appréciera le résultat des politiques menées dans ces pays à l’aune de ces convictions personnelles. Je rappellerais cependant deux éléments objectifs : la pauvreté a fortement reculé en Bolivie et au Venezuela, l’analphabétisme y a été éradiqué (selon l’UNESCO) ; objectifs que les précédents gouvernements démocratiques ont été incapable d’accomplir dans les décennies où ils avaient le pouvoir. Aucun régime n’est cependant parfait, et je ne suis moi-même pas exempt de critique vis-à-vis d’eux [3]

Les dictatures capitalistes

Les mêmes qui confondent communisme et dictature font souvent mine d’ignorer que de nombreuses dictatures se sont réclamées du capitalisme.

Franco a renversé la République Espagnoleau nom de la lutte contre le socialisme. Pinochet et combien d’autres dictateurs d’Amérique Latine ont fait de même en Amérique du Sud ?

Au-delà, dans la société mondialisée, peut-on qualifier autrement que de « dictature capitaliste », les nombreux régimes dictatoriaux d’Afrique qui s’inscrivent de pleins pieds dans la mondialisation et le libéralisme, sont membre de l’OMC ?

La colonisation

Le capitalisme naissant du XIXème siècle nécessitait un apport important de matières premières à bas coût pour construire la société industrielle. Ce fut le fait de la colonisation et du pillage des colonies.

Concrètement, tous les peuples colonisés au XIXème siècle et durant la première moitié du XXème siècle ont subi une oppression, une privation de liberté, une certaine forme de dictature donc, imputable à des pays capitalistes comme la France ou le Royaume-Unis.

 

Communisme et Capitalisme sont des systèmes économiques, démocratie et dictature sont des régimes politiques. Les deux notions sont indépendantes et peuvent se marier, la dictature capitaliste tout autant que la démocratie communiste et vice-versa.

Livre noir

Les crimes du communisme

Comme j’espère en avoir persuadé le lecteur, je ne ressens aucune filiation idéologique avec l’URSS, la Chine ou tout autre pays dictatorial se revendiquant du communisme.

Les crimes commis en URSS, en Chine et dans leurs pays satellites ont existés, ils ont été massifs, sont inexcusables. Je les condamne sans aucune ambigüité.

Mais ces crimes ont été commis par des régimes qui me sont totalement étranger. En tant que communiste français au XXIème siècle, j’en suis aussi éloigné que n’importe quel autre citoyen français, de tous bords politiques.

Les crimes du capitalisme

Si le « livre noir du communisme » a eu un certain retentissement, combien font là encore mine d’ignorer qu’un « livre noir du capitalisme » ne serait pas moins chargé d’horreur ?

Et pourtant, les crimes commis par des régimes se réclamant du communisme ont été commis par des individus ayant détourné une idéologie à leur profit. Les crimes imputables au capitalisme ont eux pour origine la nature même d’un système centré sur l’accumulation de profit, sans prendre en compte le coût humain qu’il peut impliquer.

Aux sources du capitalisme, la colonisation et la guerre qu’elle entraîne.

Comme je l’ai dit plus haut, la colonisation est la conséquence directe de l’avènement du capitalisme.

Très directement donc, tous les morts des guerres de colonisation du XIXème siècle et consécutivement des guerres de décolonisation du XXème siècle sont des morts à imputés à l’idéologie capitaliste. De la prise d’Alger à Dien Ben Phu, en passant par l’extermination de l’Empire Zoulou ou la Guerre de l’Opium, les victimes sont innombrables.

Le capitalisme porte en lui la guerre

La Première Guerre mondiale fut une guerre pour la domination des mêmes empires coloniaux. Elle fut une guerre impérialiste et capitaliste, aux victimes également innombrables.

Aujourd’hui encore, la guerre d’Irak est une guerre néocoloniale. Les armes de destructions massives furent un leurre, les contrats pétroliers et la mainmise de l’administration américaine sur l’Irak une réalité. Les centaines de milliers d’irakiens morts sous les bombes américaines ne sont pas mort pour la sécurité mondiale, ni même pour la démocratie. Ils sont morts pour les intérêts boursiers d’ExonMobile, Texaco et autres entreprises pétrolières américaines.

Le conflit israelo-palestinien n’est pas un conflit directement imputable au capitalisme . Néanmoins, les USA, de l’UE tolèrent à Israël des violations du droit international qui seraient immédiatement l’objet de très fortes sanctions pour tout autre pays du monde. Ce silence coupable a une origine : la préservation des puissants intérêts économiques américains et européens en Israël. Indirectement, le capitalisme contribue au pourrissement du conflit israelo-palestinien, avec son cortège de victimes.

La liste serait encore longue… Karl Marx le disait fort bien : « le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage » (Manifeste du Parti Communiste).

La famine et la misère induite par le capitalisme

http://www.marketing-professionnel.fr/wp-content/uploads/2008/12/aicf.jpgLes émeutes de la faim de 2008 dans de nombreux pays du monde ont été l’illustration « parfaite » du pouvoir mortifère du capitalisme : avec le début de la crise des « subprimes » et la chute vertigineuse de la bourse, de nombreux spéculateurs se sont retournés vers les matières premières et notamment les matières alimentaires. Conséquence directe de la spéculation boursière, le prix des denrées alimentaires dans les pays pauvres a explosé en 2008, entraînant des famines, des émeutes de la faim, mais surtout, des morts de faim.

Mais si les émeutes de la faim de 2008 ont été un « cas d’école », une illustration « parfaite », le phénomène ne saurait se limiter à l’actuel ultra-libéralisme, mais est bien aussi ancien que le capitalisme. Toutes les crises économiques, de 1929 à 2010, en passant par les krachs pétroliers ont entraîné des appauvrissements massifs des populations. Cet appauvrissement a entraîné la misère, les maladies, la faim, la mort… Ce sont les morts de faims en Afrique, les « décennies perdues » des pays d’Amérique Latine ruinés par le FMI…

Aujourd’hui, les Nations Unies estiment qu’un milliard de personnes souffrent de la faim dans le monde. Environs 6 millions d’enfants meurent de faim chaque année [3]. La FAO, organisme des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture estime qu’il lui faudrait 30 milliards de dollars par an (22 milliards d’euros) pour éradiquer durablement la faim dans le monde [5].

30 milliards de dollars à l’échelle mondiale, ce n’est rien. 22 milliards d’Euros, c’est moins que les 35 milliards d’Euros d’exonérations de charges dont bénéficient les entreprises françaises ; c’est moins que les 100 milliards d’Euros de bénéfices des 40 premières entreprises françaises. Le coût de la guerre en Afghanistan est évalué à ce jour à pratiquement 360 milliards en 10 ans, celui de la guerre en Irak à 739 milliards en 7 ans [6].

Individuellement, pour d’autres raisons, des pays comme la France ou les USA ont su mobiliser des sommes comparables, voir supérieures à celles qui seraient nécessaires aux Nations Unies pour éradiquer la faim dans le monde. Collectivement, les pays développés ont les moyens financiers d’éradiquer la faim dans le monde. Ces pays développés, ce sont également les principaux pays capitalistes.

Le management ultra-libéral

Ce n’est qu’une goutte d’eau, mais une goutte d’eau fortement symbolique. Aujourd’hui, les méthodes de management ultra-libérale développées au nom de la rentabilité financière détruisent des vies.

La partie émergée de l’Iceberg, c’est par exemple les salariés qui se suicident, à France Telecom, à Foxconn en Chine et combien d’autres moins médiatisées. Mais ce sont aussi les salariés victimes de délocalisation, dont certains se suicident, d’autres voient leur vie ruinée, ce sont les salariés victimes de stress au travail et dont la santé se dégradent…

 

Il ne s’agit bien sûr pas de faire une comparaison macabre, de diminuer les crimes de l’un au nom de l’importance des crimes de l’autre. Néanmoins, quand on parle des grands régimes criminels de l’histoire, on pense au nazisme, au stalinisme - à juste titre. Mais sur ce triste podium, le capitalisme a également sa place.

 

L’avenir est-il si radieux qu’il faille mépriser celles et ceux qui l’ont rêvé meilleur ?

 

 

 

 

 

[1] : Wikipedia, article « dictature du prolétariat » pour un florilège de citations sur le sujet.

[2] : Concernant le Venezuela et la liberté de la presse, il y’a débat. Les arguments « pour » la politique d’Hugo Chavez existe, malgré les fortes critiques de Reporter Sans Frontière, mais ce sera là une grande disgression.

[3] : Le rapprochement du Venezuela et dans une moindre mesure de la Bolivie avec l’Iran sur le thème de la lutte contre l’impérialisme américain n’est guère à mon goût, de même que la politique indigéniste de la Bolivie.

[4] : Chiffres : La FAO veut éradiquer la faim dans le monde, sans délai ni financement. Le Monde, 16/11/2009

[5] : Chiffres : Comparer aux plans anti-crise, éradiquer la malnutrition dans le monde ne coûterais presque rien. Le Monde 16/10/2008.

[6] : Chiffres : Site CostOfWar

[7] : Anecdote récente : Un maire refuse de décrocher le portrait de Pétain de sa mairie. Le Monde. 05/01/2010. Et pourtant, il ne s’agit pas de l’extrême droite.

 Pas d’accord : guerre de l’eau. Géopolitique et capitalisme +++ là encore les USA et l’UE sont impliquées pourquoi ??? l’argent et cet enjeu geopolitique.

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Published by Laurent MELY - dans Billet d'humeur
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commentaires

Théo 08/12/2014 21:27

Quand vous dîtes que l'URSS stalinienne n'était pas vraiment socialiste alors que le Venezuela ou le printemps de Prague représenteraient le communisme j'ai envie de me cogner la tête contre le mur. Certes vous avez pas envie d'être assimilé aux goulags mais faites un effort, arrêtez de fuir l'histoire, l'expérience socialiste extraordinaire induite par Lénine puis Staline doit être défendue au lieu d'être lynché comme le fait déjà si bien l'oligarchie capitaliste. Figurez-vous que j'étais exactement comme vous, et puis j'ai étudié l'URSS en profondeur... Nier ces expériences tout en se prétendant communiste c'est, comme le dirait Losurdo, faire de l'autophobie.

Raoul 08/02/2012 14:43


Intéressant article.


Mais vous faites, à mon avis, quelques raccourcis et amalgames préjudiciables à votre raisonnement.


Les expériences (et réussites) communistes que vous citez ne le sont toutes pas. La commune n'a pas été démocratique (élection? non; liberté d'opposition? non). Le printemps de Prague
n'a durée que 8 mois. La présidence d'Allende n'a pas été un succès économique (incroyable inflation allant jusqu'à 500%).


Idem pour celle du XXIe siècle. Le Vénézuela est en proie à un président qui cherche à tout pris à modifier la consitution pour faire tomber les limites de sa présidence. L'Equateur de Correa
n'est pas du communisme (d'ailleurs Chavez ne lui a jamais apporté de soutien) et est généralement considéré comme un gouvernement de gauche, comme Lula. Quant à la Bolivie, Morales a essayé de
faire passer un référundum constitutionnelle et un référendum sur les régions le même jour. Tous les députés de l'opposition ont été bloqué à l'extérieur de l'Assemblée. Le scrutin a été invalidé
par la Cours de Justice et no nreconnu par l'Organisation des États américains et l'UE.


Concernant les dictactures capitalistes comparativement aux dictatures capitalistes, c'est une mauvaise approche de présenter une thèse autour du "la peste ou le cholera Monseigneur?". Plus de
80% des dictatures du XXe siècle étaient des dictatures de gauche. S'il fallait vous raisonner, regardez le Printemps Arabe : Ben Ali (socialiste, membre de l'I.S, Khadafi (socialiste), Moubarak
(socialiste, membre de l'I.S, et peut-etre bientot Assad (socialiste, n'autorisant que les partis socialistes et communistes).


En terme de petites erreurs, on notera que la colonisation n'est pas une idée du capitalisme mais une idée de gauche qui souhait exporter le message des lumières (ce qu'on appellait vulgairement
"éduquer les sauvages"). Ce n'est qu'environ 50 après que les acteurs commerciaux se sont intéressés au colonialisme (pour un intéret évident).


Même chose pour la décolonisation : les massacres en Algérie ont été ordonnés par le gouvernement de gauche de l'époque (d'ailleurs, Hollande en avait fais son mea culpa) et non celui de droite.


Concernant la famine et la misère du capitalisme, c'est encore un discours à l'emporte-pièce. Sur 150 ans (et non pas sur 30 ans comme se plait à prendre exemple Besancenot car cette période
démontre effectivement un pic), les inégalités ont été massivement réduites sur tous les fronts.


Concernant le management ultra-libéral (les communistes aiments bien les termes "neo", "ultra" :) ), les pays libéraux n'ont jamais eu autant de protections sociales, jamais.


Concernant le concept de guerre, le capitalisme n'a que très peu à voir là-dedans, vous faites un amalgame bien étrange. La géopolitique ne s'intéresse guerre des considérations de ce genre.
D'ailleurs, l'immense majorité des guerres aujourd'hui se font sur des bases éthniques et religieuses.


Enfin concernant le capitalisme et le communisme, j'aime à reduire pour éviter les débats stériles les choses de la manière suivante. Le capitalisme se base sur une valeur : la liberté. Liberté
de produire comme on veut mais aussi liberté d'expression.


Le communisme se base sur une valeur : l'égalité. Egalité dans le niveau de vie mais aussi limitation des libertés pour assurer l'égalité.


Si on devait être objectif (ce que votre article n'est pas mais je vous reconnais fort volontier une approche plus réaliste que vos "camarades" :) ), on dirait que l'un n'est pas mieux que
lautre sur le papier.


La seule chose ui fait qu'aujourd'hui tout le monde est capitaliste et non communiste, c'est le que le premier leur laisse le choix, pas le second.


 

Pingouin094 21/02/2012 17:46



D'une part, je ne parle pas de social-démocratie et de droite, mais de communisme et de capitalisme. Donc, qu'un gouvernement social-démocrate (donc défenseur du capitalisme) soit une dictature,
ça " compte " dans les dictatures capitaliste et non pas dans les dictatures communistes.
Donc, que ce soit un gouvernement capitaliste de gauche ou de droite qui ait ordonné les massacres en algérie, ça reste un gouvernement capitaliste et colonial.


Pour le reste, il me semble que question référendum, nous n'avons guère de leçon a donner à la Bolivie ( Référendum de 2005 foulé au pied par Sarkozy) ni guère en matière de liberté de la presse
au Vénézuela ( cf. PPDA et Genestar débarqué pour avoir déplu à Sarkzoy ). Cela fait-il de la France une infâme dictature ? Je ne le pense pas, même s'il y'aurait des choses à redire sur notre
démocratie.
Par contre, ça n'enlève rien au fait que les USA ont tenté d'organiser des coups d'états pour déstabiliser Moralès et Chavez, ce qui pour le coup n'est pas franchement démocratique.


Pour la commune de paris, il n'y a pas eu d'élection. C'est vrai. Mais combien de temps at-telle durée ? Combien de temps la Libye, la Tunisie ou l'Egypte ont mis à organiser des élections
libres, pour ne prendre que ces récents exemples ? La commune de paris n'a pas matériellement eu le temps d'organiser des élections et un système politique. Elle a été renversée avant.


Vous dites que le printemps de prague n'a pas duré assez longtemps. C'est justement le coeur de mon argumentaire. On n'a jamais vu le communisme réussir parcequ'on ne lui en a jamais laissé le
temps, renversé par la force par des forces dictatoriales (CIA soutenant Pinochet ou armée rouge, ça ne change pas le fond des choses a ce niveau)


Pour le Chili de Salvador Allende, je ne pense pas que vous oseriez soutenir que son renversement et la dictature qui en a suivi était le meilleur moyen d'en résoudre les problèmes économiques
?
Et qu'aurait fait Allende si on lui en avait laissé le temps ? Là est toute la question. Mais on ne lui en a pas laissé le temps...