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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 20:54

Le Front de Gauche ne sera pas « un simple coup électoral » avons-nous dit pendant la campagne des élections européennes. L’échéance est passée, le « coup électoral » avec lui, plutôt réussit (cf. article précédent). Quelle suite allons nous lui donner ?

 

Dans une récente déclaration (l’Humanité) M.G Buffet incite à « poursuivre la dynamique unitaire » et déclare que le Front de Gauche « n’a pas de frontières » et « n’entend pas se cantonner à incarner la gauche de la gauche ». Elle lance également un appel aux « électeurs et militants du NPA et du PS».

 

Le Front de Gauche n’a-t-il « pas de frontière » ? Pour moi, il existe pourtant une frontière au sein de la gauche : le capitalisme.

En 2005, le Parti Socialiste s’est majoritairement et sans ambiguïté prononcé en faveur du Traité Constitutionnel Européen et de son fameux article trois prônant l’économie sociale de marché. Une position qu’il a conforté en inscrivant « l’économie sociale et écologique de marché » dans sa déclaration de principe (article 6) lors du congrès de Reims en 2008.

Le Parti Communiste, comme le NPA ou Lutte Ouvrière se réclament d’un autre projet de société, anticapitaliste, et inspiré du communisme au moins tel que Marx l’a décrit. Dans leur appel à former le Parti de Gauche, JL Mélenchon et M Dolez appelaient eux aussi à « tourner la page du capitalisme ».

Entre le PS d’un côté, le PCF, le PG, le NPA et LO de l’autre, il existe bien deux projets de sociétés différents et une frontière : le capitalisme.

 

Dès lors, l’expression politiquement correcte « gauche de la gauche » est trompeuse. A mes yeux, le Front de Gauche n’a pas vocation à rassembler ceux qui seraient vraiment à gauche par opposition à une partie du PS qui se serait rallié au centre-gauche et écouterait le chant des sirènes du Modem. Le Front de Gauche a vocation à rassembler la gauche anticapitaliste.

 

Oui, le Front de Gauche a une frontière. Cette frontière, c’est le capitalisme. Le Front de Gauche entend incarner la gauche anticapitaliste. Du moins, c’est pour cette idée du Front de Gauche que je me bats. Les militants et électeurs du NPA et de LO s'y reconnaîtront sans aucun doute. Certains électeurs du PS, des Verts du MRC et d’ailleurs s’y reconnaîtront peut être aussi. Beaucoup l’ont déjà fait en rejoignant JL. Mélenchon et M. Dolez au sein du Parti de Gauche ou de République et Socialisme au sein du MRC. Si d’autres électeurs et militants de quelques partis qu’ils viennent se reconnaissent dans la rupture avec le capitalisme, ils sont naturellement les bienvenus au sein du Front de Gauche.

 

Quant au PS en tant que parti, JL Mélenchon a déclaré en le quittant « ça suffit comme ça ! » (déclaration complète) et ce ne sont pas les derniers propos d’Emmanuel Walls (Le monde) préconisant d’abandonner le mot « socialisme » qui lui donneront tord.

Quelle suite à donner au Front de Gauche ? Le rassemblement de toute la gauche anticapitaliste !

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Published by Laurent MELY - dans Elections Européennes
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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 13:47

Même s’il prétend avoir atteint ses objectifs, cela ne doit pas être la fête dans la maison Besancenot. L’objectif était-il réellement de faire moins de 5% des voix et de n’avoir aucun élu européen ? Certes, le NPA conforte son score en % des présidentielles, mais guère plus. Mais compte tenu de la participation, en nombre de voix, le NPA a fortement baissé. Du coup, l’ambition avouée du NPA de devenir le parti hégémonique à gauche du PS est caduque.

 

Par contrecoup, cela valide la thèse du Front de Gauche. Celui-ci obtient un score qui est plutôt bon, sans être non plus extraordinaire. Le bond par rapport aux élections présidentielles est notable, mais la progression par rapport aux élections européennes précédentes est faible. Le front de Gauche passe néanmoins de trois (en comptant l’outre-mer) à cinq siège. Un fait majeur est qu’il se positionne non pas derrière, ou au coude à coude avec le NPA, mais avec une certaine avance, 6% des voix contre 4.8 %.

 

La conséquence est que dans le futur proche, il y’aura encore plusieurs forces politiques distinctes dans la gauche anticapitaliste. Leurs dirigeants seront face à un choix : continuer séparément et se cantonner à un score le maintenant à la périphérie du jeu politique, ou s’unir et peser enfin dans le débat politique.

 

Si le NPA, le Front de Gauche et LO avaient fait liste commune, la somme de leurs scores faisant 13%, ? Avec une dynamique unitaire qui aurait très certainement attiré plus de voix, on peut penser que le Front de Gauche aurait pu talonner le PS à l’égal de ce que les Verts ont fait. Le paysage politique français n’aurait pas été le même au soir du 7 juin.

 

Une occasion « historique » a été manquée, mais ce ne sera pas la seule… La prochaine occasion, ce sont les régionales, l’année prochaine. Mais cette occasion là ne devra pas être manquée. Faire l’unité sur les scrutins de listes est faisable. Mais sur un scrutin uninominal comme aux élections présidentielles ou législatives, c’est impossible si cela n’a pas été fait avant ! Nous l’avons vu en 2007.

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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 13:46

60 % d’abstention, c’est bien sûr un score extrêmement important. Surtout si on le met en regard avec l’abstention au deuxième tour de l’élection présidentielle, environs 20%. Cela nous dit trois choses :

 

La majorité des français n’ont pas conscience de l’importance de l’Europe sur leur vie. S’ils pensaient que l’Europe avait le même impact que l’élection présidentielle, ils se seraient déplacés dans les mêmes proportions, et la participation aurait été le double de ce qu’elle a été. On peut en partie attribuer ce manque de prise de conscience au rôle des médias (cf. article précédent).

 

Aucun parti ne peut prétendre bénéficier d’un fort soutien populaire : Ainsi, 28% des suffrages exprimés se sont portés sur l’UMP, soit 11% des électeurs inscrits.. Peut-on réellement parler de victoire quand le parti du président de la république faisant sa campagne sur le bilan de celui-ci au niveau européen ne fait se déplacer pour le soutenir que 11% du corps électoral ?

 

Les scores obtenus aux européennes ne veulent rien dire pour les élections futures : Moins de la moitié des électeurs c’est exprimée. Sur une autre élection, le nombre des électeurs pourrait pratiquement doubler. Et qui peut prétendre connaître les intentions de votes de cette seconde moitié de l’électorat. Une moitié de l’électorat qui vote différemment, cela peut faire basculer les résultats de telle ou telle liste. Faire des projections pour les élections régionales est totalement fantaisiste.

 

Aussi, on peut analyser les scores de chaque liste, et je n’échapperais pas à l’exercice. Mais il faut garder à l’esprit que cela ne constitue que l’analyse des rapports de force entre les « noyaux durs » de chaque parti ».

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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 13:46

L’UMP arrive en tête avec 28% des suffrages exprimés, soit 11% du corps électoral. Pour la droite, il ne devrait pas y’avoir de quoi se féliciter, à double titre.

 11% des électeurs qui se déplacent pour soutenir le parti du président de la république, c’est tout sauf la preuve d’un engouement populaire pour son bilan, européen ou national (cf. article précédent)..

 L’UMP rassemble la quasi-totalité de la droite. Une droite unie totalise plus de suffrage que chacune des parties de la gauche, prise séparément, cela n’a rien de surprenant ni d’extraordinaire. Pour analyser le score de l’UMP, il faut faire d’autres comparaison : le score additionné du PS et d’Europe Ecologie est supérieur à celui de l’UMP (33% contre 28%). Le score additionné de l’ensemble de la gauche est supérieur à celui de l’ensemble de la droite (46 % pour la gauche de LO au PS, 39% pour la droite de l’UMP au FN). L’UMP fait moins que la somme des partis de centre gauche (PS, vert) et la droite fait moins que la gauche. L’UMP ne devrait pas se réjouir d’un tel scrutin.

 

Le PS, les Verts, le Modem ne peuvent à mon sens être analysés distinctement. Le parti présidentiel ne rassemble pas une majorité de français. Une grande partie du corps électoral se trouve donc dans un centre mou, plutôt de gauche par opposition à une droite au pouvoir. Un électorat que se partage le PS, le Modem et Europe Ecologie. Les faibles scores du PS et du Modem ne peuvent s’analyser autrement que par la « vampirisation » de leur électorat par Europe Ecologie.

Est-ce une vampirisation pérenne et l’établissement d’un rapport de force nouveau ? J’en doute. Les français voient mal quel est l’impact de l’UE sur leur vie quotidienne. Par contre, ils perçoivent le besoin d’une autre politique écologique au niveau mondial. Voter écologiste aux élections européennes, ça permet d’agir au niveau mondial pour « sauver la planète », sans grande conséquence sur la vie quotidienne, où le rôle de l’UE est mal perçu.

Les verts sauront-ils persuader les français que l’Ecologie se joue aussi au niveau régional, et les français n’y verront-ils pas d’autres enjeux bien plus proche de leurs préoccupations quotidiennes ? Rien n’est moins sûr.

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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 13:43

La principale leçon a tirer de ces élections est – selon moi – l’influence majeure qu’on désormais acquis les médias sur la vie politique française. Les deux éléments principaux de cette élection - l’abstention et le score d’Europe Ecologie - s’expliquent notamment par l’influence des médias dans cette campagne électorale.

 

Concernant l’abstention : ce n’est un mystère pour personne, les grands médias ne se sont que peu intéressé aux élections européennes. Un seul grand débat fut organisé, à deux jours du scrutin. Avant l’ouverture « officielle » de la campagne, le 25 juin, les grands les meeting des principales listes furent très peu couverts, et les invités politiques rares sur les plateaux télés ou dans les studios radios. La dernière semaine - l’une des deux seules de la campagne médiatique - les élections européennes durent partager la « une » avec le crash de l’A330 et Rolland Garros.

Les élections européennes furent peu présentes dans les principaux médias télévisés, radios ou écrit, et quand ils l’étaient, ils n’étaient pas présentés comme un évènement majeur de la vie politique du pays. Le résultat est que les français étaient peu au courant des enjeux électoraux et n’ont pas estimé nécessaire de se rendre aux urnes.

 

Concernant Europe Ecologie : cette liste était composée de personne très médiatique et médiatisée, principalement Cohn-Bendit mais également Eva Jolie et José Bové. D’un autre côté, les Verts disposent d’extrêmement peu de militants. Dans ma ville, il n’y a pas un seul militant écologiste, pas un seul tract ne fut diffusé, pas une seule affiche ne fut collée hormis sur les panneaux électoraux, pas un seul meeting organisé. Malgré l’absence totale d’une campagne militante « de terrain », Europe Ecologie arrive en deuxième position dans cette ville, loin devant le PS. La seule campagne médiatique des leader charismatique d’Europe Ecologie (et peut être la parution du film « Home »aura suffit a assuré sa victoire électorale.

 

Qu’en retenir ? Que les médias, télévisuels essentiellement, mais aussi dans une moindre mesure radio et écrit jouent désormais un rôle prépondérant en politique. En dehors d’eux, bien peu est possible. Avec eux, tout est possible, même sans base militante.

Internet a pu jouer un rôle dans la campagne du TCE, mais si les médias traditionnels ne créent pas un climat de campagne, rares sont ceux qui vont chercher l’information sur les médias alternatifs et ceux-ci ne peuvent inverser la tendance.

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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 19:33

 Le 7 juin, l’absention sera forte, pronostiquent tous les analystes politiques. Parmi les nombreuses raisons qui pousseront certains à rester chez eux dimanche, il en est une sur laquelle je veux revenir.

 

 On lit ou en entend ici ou là des réflexions comme « Pourquoi allez voter ? Notre NON au référendum n’a pas été respecté ; pas plus que celui des Irlandais. »

 

 Pourtant, quatre ans jour pour jour après le référendum du 29 mai 2005, le Traité Constitutionnel Européen est-il entré en vigueur ? Non ! Son clone, le Traité de Lisbonne est-il entré en vigueur à sa place ? Pas davantage.

 

 Alors oui, les tenants du libéralisme dont – en France – l’UMP - font tout ce qui est en leur pouvoir pour passer outre le résultat de notre vote. Oui, les socialistes et les verts déjà favorables au TCE laissent faire. Oui, ceux qui parmi les socialistes comme Laurent Fabius ou parmi les verts comme José Bové avaient milité contre le TCE sont rentrés dans le rang – à la notable exception de Jean-Luc Mélenchon, Marc Dolez et de ceux qui l’ont suivi pour fonder le Parti de Gauche.

 

 Pour autant, le TCE n’est toujours pas entré en vigueur, pas plus que le traité de Lisbonne. Notre vote n’a –pour le moment- pas été bafoué. Le traité de Lisbonne n’est pas « derrière nous » comme se plait à le dire Coh-Behndit pour clore le débat. Au contraire, il est « devant nous ». Et entre le traité de Lisbonne et nous, il y’a un vote – le 7 juin, l’élection du Parlement Européen.

 

 Notre « NON » est gravement menacé. Mais cela ne doit pas nous faire renoncer bien au contraire. Cela doit nous rappeler que la démocratie est un combat permanent et que les seules batailles perdues d’avance sont celles que l’on n’a pas menées.

 

Alors, le 7 juin, il faut aller voter pour élire des eurodéputés opposés au traité de Lisbonne, et qui oeuvreront à Bruxelles pour s’opposer à son entrée en vigueur. Ces députés, ce sont ceux du Front de Gauche en France et des 17 partis dans 13 pays qui siègent avec eux au sein de la Gauche Unie Européenne.

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29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 21:49

Avant le début de la campagne pour les élections européennes, le PCF et le Parti de Gauche (PG) avaient proposé au NPA de le rejoindre dans un Front de Gauche encore à constituer. Le NPA a refusé ; et pour ceux qui veulent déposer un bulletin « à gauche du PS » dans l’urne le 7 juin, il y aura –hélas- un choix à faire. Alors, NPA ou Front de Gauche ?

 

 Les deux programmes sont extrêmement proches. Que ce soit sur les services publics, sur l’écologie, sur le traité de Lisbonne, sur les droits des salariés, sur les questions internationales, on ne trouvera que des différences mineures entre le NPA et le Front de Gauche. Si la différence n’est pas sur le programme, sur quoi peut-on se baser pour faire son choix ?

 

 Le NPA a motivé son refus d’entrer dans le Front de Gauche par le refus du PCF de s’engager dès aujourd’hui à rompre avec le PS lors des élections régionales de 2010. L’argument est hypocrite de la part de quelqu’un qui a appelé en 2007 à voter Ségolène Royal pour battre Nicolas Sarkozy. Ce qui était vrai en 2007 pour la France ne serait plus vrai en 2010 pour la région Poitou-Charentes ? Sans les voix des conseillers généraux et régionaux PCF, de nombreuses régions et départements seraient aujourd’hui gérés par la droite. La question n’est pas de sauver quelques élus et leurs indemnités mais de permettre aux habitants d’une région, d’un département, de bénéficier d’une politique de gauche et surtout de leur permettre de ne pas subir une politique de droite au niveau régional ou départemental.

De plus, chacun peut voir aujourd’hui que tous les militants du Front de Gauche s’inscrivent non pas dans la démarche d’un simple « coup électoral », mais bien dans la recherche d’une unité à long terme de la gauche anticapitaliste. La question de l’unité sera sans doute reposée par le Front de Gauche aux régionales.

 

 Il y a pourtant une différence vraie entre le NPA et le Front de Gauche. Il ne s’agit pas de la finalité, rompre avec le capitalisme, mais du moyen : comment y parvenir ? Le NPA prône le changement, la « révolution » par le mouvement social seul et donc par la grève générale. Les élections ne sont pour lui qu’une « tribune publique » pour faire valoir ses idées. Mais il ne veut pas se mettre en position de responsabilité. Il se refuse à être en mesure de pouvoir appliquer ses idées et de les confronter à la réalité, avec les compromis que cela implique parfois. Le Front de Gauche prône lui le changement par l’union « de la rue et des urnes », par le soutien au mouvement social mais aussi par sa prolongation dans le champ politique. Ainsi, pour faire suite aux journées d’actions intersyndicales, les députés PCF et PG ont déposé à l’Assemblée Nationale trois propositions de lois reprenant les principales revendications syndicales.

 

 Enfin, le Front de Gauche, c’est aussi et surtout la seule véritable ébauche d’unité de la gauche anticapitaliste aujourd’hui. Décrié au début comme une simple alliance électorale entre le PCF et le PG, le Front de Gauche a été rejoint depuis par une partie du NPA (sous le nom de Gauche Unitaire), par une partie du MRC (sous le nom de République et Socialisme), par le MPEP (mouvement pour une éducation populaire) et par la CAP (Convention pour une Alternative Progressiste). C’est encore insuffisant, mais c’est un début de rassemblement qui mérite d’être poursuivi.

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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 18:45

Dans le jargon européen, les services publics n’existent plus. On y trouve « services sociaux d’intérêt généraux » (SSIG), ou des « services d’intérêt économique général » (SIEG). Les traités européens ont pour finalité de confier l’intérêt général, non plus au secteur public, mais autant que possible au secteur privé.

 

Les services publics potentiellement rentables (SIEG), comme les services postaux, l’énergie, les transports, sont bien sûr les premiers visés. Ainsi, les précédents gouvernements européens et les précédentes majorités au Parlement n’ont eu de cesse de les privatiser et de les ouvrir à la concurrence, avec des conséquences presque toujours désastreuses:

La réputation des chemins de fer britanniques privatisés n’est plus à faire ; Dans tous les pays où l’énergie a été ouvert à la concurrence, son coût a augmenté et est aujourd’hui très supérieur à celui du tarif régulé en France ; Les services postaux ont été privatisés en Suède. Sur les 2200 bureaux de postes suédois, 1800 ont fermé.

 

Les services publics non rentables (SSIG), ne sont théoriquement pas concernés par l’ouverture à la concurrence. La stratégie européenne qui prévaut actuellement est cependant d’en restreindre l’accès aux seules populations les plus nécessiteuses.

Ainsi, aux Pays-Bas, la Coopérative de Logement Hollandaise est accusée de concurrence déloyale vis-à-vis du privé par la Cour de Justice Européenne : cherchant une certaine mixité sociale, elle propose une part de ses logements sociaux à des ménages n’entrant pas dans les critères d’attribution de l’aide sociale.

 

Il faut au contraire développer les services publics, ce qui se passe en Europe par une remise en cause du pacte de stabilité, déjà sérieusement écorné par les plans de relances. Les états doivent être autorisés par l’UE à pouvoir s’endetter pour investir dans leurs services publics. Les états doivent être autorisés par l’UE à subventionner leurs services publics, même ceux ouverts à la concurrence. Enfin, plutôt que de privilégier l’atomisation des services « d’intérêt général » en une myriade de petites entreprises privées, il faut favoriser les coopérations entre les grands services publics.

 Ainsi, l’Etat français doit pouvoir investir dans le fret ferroviaire, ce qui lui est aujourd’hui refusé au nom de la concurrence « non faussée » entre la SNCF et les entreprises de fret privées. Ainsi, EDF et GDF-Suez doivent être nationalisés et doivent fusionner en un grand pôle public de l’énergie et surtout s’allier avec leurs homologues des autres pays européens pour définir une politique énergétique commune à toute l’Europe.

 

Le 7 juin, le vote Front de Gauche sera un vote du NON à l’Europe Libérale et à la casse des services publics, se sera un vote POUR un renforcement des services publics, en France et en Europe.

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21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 10:06

Billet à paraître au nom du groupe communiste et partenaire dans le journal municipal de Choisy-le-Roi,

En 2007, les choisyens s’étaient fortement mobilisés contre la fermeture du bureau de poste des Gondoles pour l’été. Aujourd’hui, ce sont les électriciens et gaziers d’Alfortville qui sont en grève depuis plusieurs semaines pour défendre leur conception du service public de l’énergie. Et il suffit de consulter les listes d’attente pour un logement HLM ou une place en crèche pour s’apercevoir que les choisyens sont nombreux dans cette ville à attendre plus de services publics.


Le 7 juin auront lieu les élections européennes. Et lorsqu’il s’agit de service public, ce qui se décide à Bruxelles impacte très directement notre vie quotidienne. Il en va ainsi des récentes ouvertures à la concurrence de l’électricité et du gaz. Demain, ce sera le tour de la Poste et du transport ferroviaire voyageur. A la clef, combien de bureaux de postes et de lignes ferroviaires seront fermées car non rentables ? Et pourtant, depuis que les régions sont en charge du trafic régional, celui-ci repart à la hausse ; preuve s’il en est de la pertinence d’un service public pour le transport ferroviaire.


Pire encore, aux Pays-Bas, la Coopérative de Logement Hollandaise est accusée de concurrence déloyale vis-à-vis du privé par la Cour de Justice Européenne : cherchant une certaine mixité sociale, elle propose une part de ses logements sociaux à des ménages n’entrant pas dans les critères d’attribution de l’aide sociale. Selon la même logique, les crèches municipales et départementales pourraient se voir accuser de concurrence déloyale vis-à-vis des assistantes maternelles du privé puisque tout choisyen peut faire une demande en crèche, indépendamment de son niveau de ressource !


On voit bien là que l’Europe poursuit sur une pente libérale préjudiciable aux services publics et surtout à l’intérêt général. Le 7 juin, c’est entre autre de nos services publics qu’il s’agit, c’est de notre vie quotidienne dont on parlera. La qualité des services publics de notre ville dépend aussi  de ce qui se décidera à Bruxelles et des députés que nous y enverront. C’est pourquoi il est important d’aller voter le 7 juin pour dire NON à l’Europe Libérale voulue à Bruxelles autant qu’à l’Elysée ou à Matignon. C’est pourquoi les élus du groupe communistes et partenaires soutiennent la démarche de rassemblement de la gauche initiée par le Front de Gauche.

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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 20:55

Premier succès : les 6 000 personnes au Zénith pour le lancement national du Front de Gauche. Un succès parce que 6 000 militants et sympathisants du PCF, du PG et d’ailleurs ne se seraient pas déplacés avec tant d’enthousiasme s’ils voyaient dans le Front de Gauche un « simple coup électoral », une alliance de partis aux sommets. En voyant la foule scander « unité, unité » on ne pouvait pas douter qu’elle ne scandait pas un slogan éphémère pour les seules élections de juin prochain, mais appelait de ses vœux une union plus large et pérenne, pour les européennes, les régionales et plus si affinités.

A eux seuls, les 6 000 militants et sympathisants du Zénith ont constitué un démenti cinglant aux propos d’Olivier Besancenot légitimant son refus de rejoindre le Front de Gauche par la crainte qu’il ne soit pas durable et s’achève par un retour dans le giron du PS aux régionales de 2010.

 

Deuxième succès : l’arrivée dans le front de gauche d’une partie du NPA, représentée au meeting par Christian Piquet dont le discours fut extrêmement applaudit.

Le Front de Gauche ne saurait être un tête à tête entre un « vieux » PCF qui cherche à enrayer son déclin et un « jeune » PG en quête d’un appui pour prendre son essor. Le Front de Gauche n’a de sens que s’il rallie largement dans toute la gauche anticapitaliste. L’arrivée de Christian Piquet, d’une partie du NPA, les discussions en cours avec les Alternatifs, le MRC et d’autres groupes et mouvements sont nécessaires pour faire de ce front plus qu’un symbole mais bien la réalité de l’union tant attendue de la gauche anticapitaliste.

 

Troisième succès : et le plus important à mes yeux : la présence à la tribune de nombreux militants associatifs, syndicaux, du mouvement social. Safia Lebdi, cofondatrice de l’association « Ni Putes, Ni soumises » avec Fadela Amara, Didier Lereste, secrétaire général de la CGT cheminot, Antonio De Almeida délégué syndical européen chez Renault, Hélène Franco, vice-président du Syndicat National de la Magistrature, des représentants des enseignants chercheurs, de l’éducation nationale, tous ont dit que leurs combats associatifs et syndicaux nécessitaient un relais politique. Ce relais, ils espéraient l’obtenir en s’engageant dans le Front de Gauche.

En Guadeloupe, en Martinique, à la Réunion, les collectifs qui se sont constitués allaient au-delà d’une simple unité syndicale pour regrouper syndicats, associations et partis politiques. En Bolivie, le MAS qui a porté le premier président indigène au pouvoir était aussi un collectif d’associations et de syndicats auquel un parti politique a prêté son nom. Cette démarche d’union large, non seulement des partis politiques, mais aussi du monde associatif et syndical est à mon sens la seule qui puisse permettre un changement profond de la société. Le Front de Gauche a fait un premier pas dans cette direction.

 

Trois succès donc, qui indiquent, qui laissent espérer un bel avenir au Front de Gauche ! Réponse le 7 juin...

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Published by Pingouin094 - dans Elections Européennes
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