Militant PCF, Conseiller municipal de Choisy le Roi, Val de Marne
Je me suis longtemps demandé pourquoi, après avoir passé la loi sur le « service minimum » dans les transports, le gouvernement n’avait pas attendu qu’elle soit applicable (au 1er janvier 2008) pour réformer les régimes spéciaux ; réforme qui ne pouvait que générer une grève massive dans les transports.
La réponse est venue le 18 octobre : d’après tous les commentateurs, pas un seul train supplémentaire n’aurait circulé ce jour là si la loi avait été applicable. Une foi passé l’annonce médiatique, la loi sur le service minimum n’est que du vent. Réformer les régimes spéciaux avant la mise en œuvre de cette loi évite que cela ne soit trop flagrant.
Pourtant, lors de son allocution du 29 novembre, le président a annoncé que les salariés pourraient monétariser leurs RTT, y compris les fonctionnaires. C'est-à-dire que ceux-ci travailleront plus et que cela coûtera plus cher à l’état, c'est-à-dire l’effet exactement inverse de celui-ci recherché par la réduction du nombre de fonctionnaires.
Les effets d’annonces s’empilent et parfois se percutent.
Les négociations sont encore en cours concernant « l’accompagnement » de la réforme des régimes spéciaux de retraites à
Néanmoins, la direction de la SNCF a, sous diverses formes, proposé des augmentations de salaires. A l’heure actuelle, on peut présager que ces augmentations de salaires viendront annuler ou peu s’en faut, les effets de la réforme pour les cheminots, qui pourront donc continuer de partir à la retraite à 55 ans, au pire à 57 ans et demi avec une retraite pratiquement égale à celle qu’ils auraient eu avant la réforme.
Mais officiellement, l’état n’a rien cédé, les apparences sont sauves.
Mais au-delà des apparences, cette politique peu parfois coûter cher à l’état et à