Militant PCF, Conseiller municipal de Choisy le Roi, Val de Marne
La gouvernance Zarkozienne, une "hyper présidentialisation" du pouvoir
Ces premiers jours de l’ère Sarkozy semblent indiquer que la Vème République, version Nicolas Sarkozy s’achemine vers un renforcement considérable des pouvoirs et de l’influence du Président de la République :
Alors même que les médias se faisait l’écho de rumeur de censure par Arnaud Lagardère d’un article dans le Journal du Dimanche défavorable à Cécilia Sarkozy, on apprenait que le futur PDG de TF1 serait Laurent Solly, qui fut directeur de campagne adjoint de Nicolas Sarkozy. Depuis la démission du PDG de Paris Match Alain Genestar l’année dernière suite aux publications dans la presse de photos de Cécilia Sarkozy en compagnie de son amant de l’époque, la politique de main mise de Nicolas Sarkozy sur les médias ne cesse de croître.
Parallèlement, deux proches de Nicolas Sarkozy sont placés à des postes clefs dans la police. Frédéric Péchenard, patron de la PJ parisienne connaît une brusque accélération de carrière pour devenir Directeur Général de la Police Nationale, poste d’ordinaire réservé à un préfet. Son prédécesseur Michel Gaudin et autre proche de Nicolas Sarkozy devient lui Préfet de Police de Paris, le poste le plus envié dans la carrière préfectorale.
Nicolas Sarkozy semble également vouloir s’affranchir du « domaine réservé » du président de la République et vouloir contrôler étroitement et directement certains de ses ministres, parfois même sans passer par l’intermédiaire du Premier Ministre. Ainsi, un cabinet économique dirigé par François Pérol, ancien directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy lorsqu’il était à Bercy « surveillera » les activités de M. Borloo. Le ministère des affaires étrangères de Bernard Kouchner est lui « mis sous tutelle » par le conseil national de sécurité dirigé par Jean-David Levitte. (NB : les mots en italique sont les termes employés par le journal Le Monde, dans un article en date du 24 mai).
Ces quelques exemples, mais déjà bien nombreux pour un président en exercice depuis une dizaine de jours à peine attestent à mes yeux d’une volonté de concentration des pouvoirs entre les mains du nouveau président de la république. Entre les deux tours, de nombreuses voix ont parlé d’une « diabolisation » de Nicolas Sarkozy. Force est de constater que les premiers gestes de Nicolas Sarkozy prennent la direction de ce qui était craint par ses adversaires politiques.