Militant PCF, Conseiller municipal de Choisy le Roi, Val de Marne
Cet article reprend le précédent, quelques arguments en moins au profit d'un peu plus de structure...
Nicolas Sarkozy est-il une menace pour la démocratie, un homme dangereux
1°) Sarkozy reprend-il les thèmes du Front National
Dans le préambule de son programme, Nicolas Sarkozy y rappelle ses valeurs, « Les valeurs sont celles du travail, de l’autorité, (…) et de la grandeur de la France », suis-je le seul à y entendre comme un lointain échos de « Travail, Famille, Patrie » ?
Les propos de Nicolas Sarkozy flirtent avec les slogans pétainistes pour ne pas dire nazis, suis-je le seul que cela effraie
Le reste du document contient également quelque petites perles, comme au §9 : « Je suis pour que les élèvent se lèvent quand les professeurs entrent dans les classes » ; « je souhaite que l’école devienne un lieu (…) sans casquette ». Nicolas Sarkozy rêve-t-il de revenir à l’école des années 60, aux uniformes et au maître tapant sur les doigts de ses élèves avec une réglette en fer
Dans son §4, Nicolas Sarkozy déclare « Je veux rappeler que le travail est une condition de la liberté » suis-je le seul à y entendre comme un lointain échos de l’inscription sur les portes d’entrée du camp de concentration d’Auschwitz, « Arbeït macht Freï » (Le travail rend libre).
2°) Sarkozy, le candidat de la rupture
Nicolas Sarkozy veut nous faire croire que son élection va changer nos vies, mais, chef de l’actuelle majorité parlementaire, n°2 du gouvernement jusqu’à une date récente, que ne l’a-t-il pas fait avant
On lit ainsi au §1 de son programme : « Rien ne se fera donc avec un État qui continue à fonctionner comme aujourd’hui ». Nicolas Sarkozy, qui fut dans les derniers gouvernements ministre de l’Intérieur, ministre des Finances, Ministre d’Etat et n°2 du gouvernement, et également chef du parti détenant la majorité absolue à l’assemblée nationale n’est en rien responsable des dysfonctionnements de l’état qu’il dénonce ?
Et un peu plus loin dans le même §1 : « Il y’aura moins de lois, mais elles seront appliquées ». Qui a produit ce surplus de loi, si ce n’est l’Assemblée Nationale dominée par l’UMP dont Nicolas Sarkozy est le président
Et dans le §2: « La maîtrise de nos dépenses publiques est un impératif moral autant que financier. Les jeunes générations ne peuvent accepter que les générations actuelles vivent à leur crédit ». Pourquoi Nicolas Sarkozy, Ministre du Budget en 2004 n’y a-t-il pas remédié ?
3°) Sarkozy, un candidat aux propos démagogique
Ce même programme de Nicolas Sarkozy enchaîne les propositions démagogiques et parfois contradictoires, dans le but de satisfaire le plus large éventail possible de l’électorat :
On lit ainsi au §3 « L’étudiant qui travaille ne paiera pas d’impôts », puis au §11 : « Je veux transformer la condition étudiante, en faisant tout pour que l’argent ne soit jamais un obstacle à la poursuite des études, en permettant à nos jeunes d’êtres autonomes » Si l’argent n’est pas un obstacle aux études, pourquoi inciter les jeunes à travailler pour financer leurs études ?
La maxime « travailler plus pour gagner plus » ayant eu un succès certain, N. Sarkozy la décline à l’envie, faire travailler les étudiants, faire travailler les retraités. Mais il faut aussi flatter la jeunesse et sa vieille revendication d’une allocation d’autonomie, et tant pis si ça n’est pas cohérent.
On lit encore au § 4 : « Un contrat de travail unique, plus souple pour les entreprises (…) plus sécurisant pour les salariés car il sera à durée indéterminée pour tous » Un contrat de travail qui permet de licencier plus aisément mais qui protège mieux contre les licenciements, n’ayons peur d’aucune contradiction ! Il faut bien satisfaire aux demandes répétées du MEDEF – généreux donateur - sans effrayer le travailleur – électeur.
4°) Sarkozy, un candidat rassembleur
Diviser pour mieux régner semble plutôt être la devise de Nicolas Sarkozy.
Mais c’est un mensonge. Quoi qu’on pense des régimes spéciaux de retraites, il est une vérité : ils ne sont pour rien dans le déficit de la sécurité sociale. Les régimes spéciaux sont financés par les charges sociales spécifiques des entreprises concernées et en aucun cas par les charges sociales payées par les autres salariés. Réformer les régimes spéciaux n’aura aucun impact sur l’équilibre financier de la sécurité sociale.
Au §4 : « Il n’est pas acceptable que certains refusent de travailler alors qu’ils le pourraient. » Bien sûr, il y’a et il y’aura toujours des profiteurs, et il est si facile de reporter sur eux
Pour toutes ces raisons, le 06 mai, votez contre Nicolas Sarkozy, pour Ségolène Royal
Au §5 Ces mesures (concernant la sécurité sociale) seront financées grâce aux économies que j’obtiendrais en supprimant les régimes spéciaux de retraites. ». Tous les maux de la sécurité sociale ont un bouc émissaire : les privilégiés des régimes spéciaux !