Militant PCF, Conseiller municipal de Choisy le Roi, Val de Marne
Le 29 janvier, en métropole, plusieurs millions de salariés ont participé à une grève interprofessionnelle, deux millions d’entre eux étaient dans la
rue. La Guadeloupe était plongée depuis deux semaines déjà dans une grève générale. Ils ont été rejoint depuis par la Martinique. Les deux mouvements exigent des mesures concrètes de l’état en
faveur des salariés.
La réponse de Sarkozy, ce fut un « nouveau » cadeau au patronat : la suppression de la taxe professionnelle. « Nouveau » le cadeau ne l’est pas tant, la réforme de la taxe professionnelle étant dans les « tuyeaux » depuis longtemps. C’est bien pourquoi on peut dire cavalièrement que Sarkozy se « fout » de nous.
Il existe déjà des espaces, notamment la commission Balladur sur la réforme des collectivités territoriales pour débattre d’une indispensable réforme de la fiscalité locale, et notamment du destin de la taxe professionnelle. L’annoncer lors de son intervention télévisée est donc purement symbolique : le jour où les salariés attendent des mesures en faveur de l’emploi et des salaires, il fallait annoncer une réforme en faveur du patronat !
Alors oui, Sarkozy peut bien « enrober », cela d’un gros milliards de mesures sociales, présenté très habilement comme financé par les intérêts de l’argent prêté aux banques. Il n’en reste que tout le monde aura retenu la leçon : vous réclamez des mesures pour l’emploi et les salaires ? je donne plus aux patrons. Quant à ceux qui réclament loin, au-delà des mers, je les ignore purement et simplement.
Alors oui, il se « fout » de nous.