Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Archives

28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 23:23

http://www.cg94.fr/files/imagecache/body/1103/choisy-le-roi2nd-tour.jpg Si on veut analyser les résultats du 2ème tour des élections cantonales sur le canton de Choisy-le-Roi, deux éléments sautent aux yeux :

 

La participation est en légère hausse, avec 900 votants supplémentaires (+5% de participation). Dans les bureaux de votes, on constate qu’il s’agit pour une bonne part de jeunes issus de l‘immigration. Il y’a eu une petite mobilisation anti Front-National entre les deux tours. Mais avec une abstention de 57%, on ne peut pas parler d’un grand sursaut républicain, et la banalisation du FN semble en marche sur notre ville.

 

Le Front National progresse très fortement entre les deux tours, passant de 16% à 30% des suffrages. En nombre de voix, il passe ainsi de 1 196 voix à  2 179, une progression de 983 voix à mettre en relation aux 1 115 voix de l’UMP au 1er tour. Il semblerait ainsi que les électeurs choisyens de l’UMP ont massivement votés FN au 2ème tour. Pour rappel, Mme Baron, candidate UMP n’avait pas appelé à voter contre le FN au 2ème tour.

Repost 0
Published by Laurent MELY - dans Choisy-le-Roi
commenter cet article
4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 23:15

http://a21.idata.over-blog.com/298x201/0/55/29/70/Articles/Conseil-Municipal.png

A l’ordre du jour, les points les plus importants ont été :

  • Débat sur le Plan Local d’Urbanisme
  • La grève du personnel communal
  • Urbanisme – Logement.

 

 

Le Plan Local d’Urbanisme

Le Plan Local d’Urbanisme prévoit bien sûr la construction de nouveaux logements. Le besoin est immense, il y’a 2300 demandeurs de logements sociaux sur notre ville. Mais ce chiffre n’est que la partie émergée de l’Iceberg, tous les choisyens qui peinent à louer / acheter un logement ne sont pas des demandeurs de logement sociaux, bien au contraire.

Ainsi, l’Etat demande à la ville, pour qu’elle prenne sa part du besoin en logement en Ile de France, de construire 400 logements supplémentaires par an dans les vingt prochaines années. Aujourd’hui, ce chiffre parait irréaliste pour la majorité municipale, qui souhaite construire de nouveaux logements à un rythme fort mais maîtrisé et préserver le caractère pavillonnaire de nombreux quartiers de notre ville. Les nouveaux logements en immeuble serait ainsi concentré sur les grands axe de circulation.

Mais au-delà de la construction de logement, en articulation avec l’Agenda 21, le PLU est le moment de réfléchir au développement durable de notre ville : développement du commerce de proximité, développement des espaces verts, des transports urbains.

Pour la majorité municipale, il est ainsi nécessaire d’avoir un centre ville attractif et vivant, avec notamment la future place au niveau du sol en lieu et place de la Galerie Jean-Jaurès en cours de démolition. Mais il est aussi nécessaire de développer des commerces de quartiers, notamment dans les gondoles Sud et sur Briand Pelloutier. Le développement des espaces-verts doit également être un point important de tout projet de renouvellement urbain.

Le transport ne doit pas être oublié, avec les projets à long terme et ne dépendant pas de la ville d’une gare RER à Pompadour, d’un tramway sur la N307, et de deux ponts supplémentaires enjambant la seine au nord et au sud de notre ville. Une passerelle piétonne reliant le quartier du Docteur Roux aux Gondoles au dessus de la Seine est aussi envisagée.

Pour l’UMP, la principale difficulté de notre ville est son appauvrissement. La majorité ne s’en réjouit pas plus que l’opposition, mais n’en tire pas les mêmes constats. Si pour nous, il convient de soutenir une population fragilisé par la crise, pour l’UMP, le premier manque dans notre ville est celui de commerces de haut standing, restaurants pour déjeuner d’affaires et autres. Chacun ses priorités. La majorité rappelle néanmoins que la ville fait d’intense efforts avec le service économique pour attirer des commerces de qualité, que le retournement du marché va dans ce sens…

Grève du personnel communal

Catherine Desprès, maire adjointe au personnel, a rappelé le soutien plein et entier de la majorité municipale au personnel en grève contre la réforme des retraites « injuste et inefficace ». Les élus communistes étaient présents au côté du personnel à toutes les journées de manifestations.

L’UMP s’est borné à condamner les actes de violences commis en marge des manifestations, sans prendre position vis-à-vis du personnel municipal.

Urbanisme – Logement.

A l’occasion d’un débat technique sur une garantie d’emprunt accordé à la mairie à l’office HLM Valphys, un débat a eu lieu sur le logement dans notre ville.

Didier Guillaume a tenu à rappeler les discussions au congrès des offices HLM qui venait de se terminer. L’ensemble des offices HLM ont tenu à condamner la nouvelle taxe inscrite au budget 2011, prélevant 400 millions d’Euros par an dans les caisses des offices HLM au profit de l’Etat. Cela aura bien sûr un impact fort sur les capacités des offices HLM a réhabiliter ou construire de nouveaux logements ! La majorité municipale est fortement opposée à ce projet.

Didider Guillaume rappelle aussi l’avancement du relogement à Briand Pelloutier ; A ce jour, 65% des familles ont été relogées. Concernant la phase des travaux devant démarrer en décembre, il ne reste plus que 4 familles à reloger, ce qui devrait pouvoir être fait dans les délais.

L’UMP, par la voix de Madame Barouin s’est indigné de nombreuses expulsions dans notre ville ; « malgré » l’arrêté du Maire s’y opposant et faisant un parallèle avec les Roms expulsés et hébergé dans un gymnase, puis sur un terrain de RFF. Daniel Davisse a rappelé que la mairie était partie prenante dans toutes les situations de risques d’expulsion, et que sur un peu plus de 300 demandes d’expulsions, seule 7 sont allés à leur terme. La mairie peut être fière du travail réalisé.

Quant au parallèle avec les Roms, il n’y a pas lieu d’être. Il ne s’agit pas pour la mairie d’hébergé des familles expulsés dans un gymnase ou dans une caravane sur un terrain vague. Le relogement des familles expulsées est par ailleurs de la responsabilité de l’Etat.

Remarque : il s’agit d’un compte-rendu subjectif du Conseil Municipal, ne relevant que les points saillants du conseil. Le compte-rendu officiel est disponible sur le site de la mairie.

Repost 0
Published by Laurent MELY - dans Choisy-le-Roi
commenter cet article
6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 20:39

http://www.choisyleroi.fr/var/ezflow_site/storage/images/mairie/news/compte-rendu-du-conseil-municipal-du-29-septembre-2010/37968-2-fre-FR/Compte-rendu-du-Conseil-municipal-du-29-septembre-2010_vignette_menu.jpg

A l’ordre du jour du conseil municipal, deux sujets ont été particulièrement débattus : le relogement des Roms expulsés de l’A86 et le relogement de l’association culturelle musulmane suite à la démolition de la galerie Jean Jaurès.

Au sujet du renouvellement de la ville, le choix de construire une médiathèque dans le quartier du port, en lieu et place de l’école maternelle initialement prévu a été entériné.

 

 

Le relogement des Roms,

 

 

Le conseil municipal était appelé à voter une demande de subvention auprès de l’état, pour les frais engagé par l’hébergement d’urgence et le relogement des familles Roms expulsés de leur campement sous l’A86 le 12 aout dernier. Ces frais sont évalués pour la commune à environs 128 000 €.

 

Pour rappel des faits, suite au désormais fameux discours de Grenoble promettant la fermeture de 300 campements Roms d’ici trois mois et suite à la non-moins fameuse circulaire du 5 aout demandant explicitement (et de manière discriminatoire) aux préfets de démanteler « prioritairement les camps de Roms », le campement de Rom de Choisy le Roi, situé dans les gondoles nord sous l’A86 a été évacué. Ce campement abritait 70 roms, dont des nourrissons et des personnes âgées. L’évacuation s’est passée sans violence, mais laissant à la rue les familles ; ceci était inacceptable humainement pour les élus municipaux. On ne laisse pas sans abri, même en été, un bébé ou une personne malade. Aussi, la municipalité a-t-elle décidé de les abriter temporairement dans un gymnase, puis de chercher une solution d’hébergement plus durable.

Depuis début septembre, les Roms sont relogés – pour 6 mois – sur un terrain de RFF (Réseau Ferré de France) dans le quartier du Docteur Roux. Ils sont hébergés dans des caravanes fournies par la Fondation Abbé Pierre.  L’association « Coup de Main », proche de la fondation Abbé Pierre, gèrera le site et le suivi social des roms, pour les aider à trouver un emploi, scolariser les enfants, avoir accès aux soins…

 

L’opposition UMP a déclaré

soutenir la décision d’avoir ouvert un gymnase pour un hébergement d’urgence. Par la même, l’UMP locale désavoue la politique gouvernementale d’expulsion des campements Roms sans relogement, ce dont nous nous félicitons.

Cependant, l’opposition estime qu’il s’agissait là d’un geste de « charité » qui devait être financièrement assumé par la commune. Nous avons là une grande différence d’appréciation. Il ne s’agissait pas pour nous de faire la « charité » à des nécessiteux, mais bien d’affirmer une nécessaire solidarité qui n’interdit pas la recherche des responsabilités. Et le responsable de cette situation est sans nul doute l’Etat : si l’Etat est légitime à demander l’évacuation d’un campement insalubre sur le domaine public, il est également de son devoir d’assurer le logement d’urgence – devoir auquel il a faillit et où la commune a du se substituer à lui. Il est normal que l’état en assume la charge financière.

L’opposition Modem a voté pour la proposition et soutenue la majorité municipale. Elle a cependant précisé que le problème des Roms étant européen, elle souhaitait que la demande soit également adressée à l’Union Européenne.

 

Le conseil municipal était également appelé à ratifier les conventions passé avec RFF et l’association Coup de Main, pour la gestion du site où sont hébergés les Roms, rue du Docteur Roux.

L’opposition UMP a voté contre la proposition. La solution, selon l’UMP locale, et pour une fois en accord avec son gouvernement, aurait été que la mairie propose une « prime au retour » sur les deniers communaux, en plus de prime d’état pour inciter les Roms à retourner en Roumanie. Pour l’opposition, les Roms n’ont « pas d’avenir en France ».

Là encore, nous avons une sérieuse divergence d’appréciation. Si les Roms émigrent en France, c’est d’abord parce qu’ils estiment ne pas avoir d’avenir en Roumanie. Il est bien évidemment nécessaire d’avoir une politique européenne d’intégration des Roms dans leur propre pays, une politique de remise à niveau économique des pays de l’Europe de l’est par rapport

à l’Europe de l’ouest. Mais ce n’est pas une « prime au retour » communale qui résoudra ce problème. De plus, si l’intégration des Roms en France est difficile, c’est en premier lieu dû aux mesures dérogatoires à la libre circulation des personnes demandées par la France pour les citoyens roumains et bulgares (Roms ou non).

L’opposition Modem a voté pour, en demandant des précisions techniques concernant les conventions avec RFF et l’association Coup de Main.

 

Le relogement de l’association culturelle des musulmans choisyens

 

 

Second point, le conseil municipal devait se prononcer sur un permis de construire à titre précaire, pour l’installation de bâtiments préfabriqués mobiles sur un terrain mis à disposition de l’association culturelle des musulmans choisyens, étant entendu que ces mobiles serviraient de lieu de culte.

 

Pour rappel des faits, l’association culturelle des musulmans choisyens disposaient jusqu’à peu d’un local mis gracieusement à disposition par la maire dans la galerie Jean-Jaurès. A l’époque, ce local voué à la destruction en même temps que la galerie Jean-Jaurès n’était plus utilisable. L’association l’a remis en état à ses frais, et en a eu la jouissance jusqu’à la destruction de la galerie, ce qui explique sa mise à disposition à titre gratuit par la mairie, sans contrevenir à la loi de 1905 sur la laïcité (pas de subvention d’un culte).

 

La galerie détruite, la question du relogement de l’association s’est posée. Il s’agit d’une installation provisoire, l’association étant dans une démarche d’acquérir un terrain pour y construire un lieu de culte, démarche qui devrait aboutir dans les 3 ans. La solution trouvée fut l’installation de préfabriqués mobiles fournis par la mairie, sur un terrain privé. L’association paye

un loyer pour le terrain, et les mobiles sont prêtés par la mairie, puis reviendront à la mairie ensuite qui les utilisera ensuite à d’autres fins.

 

Un véritable débat s’est engagé. L’opposition UMP était au départ très hostile à la proposition, estimant qu’il s’agissait là d’une entorse au principe de laïcité, la mairie payant un lieu de culte à l’association culturelle des musulmans choisyens.

 

Pour la majorité, il y’a d’abord une véritable nécessité à permettre l’existence d’un lieu de culte digne aux musulmans choisyens. La religion musulmane est la deuxième religion du pays et de la ville, et la seule à ne pas disposer d’un véritable lieu de culte, alors que notre ville compte plusieurs églises et temples, une synagogue… Par ailleurs, la majorité se félicite que l’association soit désormais en mesure financière de construire de manière autonome un lieu de culte sur notre ville.

Ensuite, il s’agit de fournir une solution temporaire entre la destruction d’un local fourni à titre gracieux pour les raisons mentionnés plus haut et la construction d’un lieu de culte définitif. On peut faire un parallèle avec les aides fournies par la mairie aux commerçants placés

dans un cas similaire. La laïcité ne saurait tolérer qu’on traite moins bien une religion qu’un commerçant.

Enfin, il ne s’agit pas de fournir clé en main un lieu de culte, mais bien de prêter des locaux municipaux pour une durée transitoire.

Afin d’aplanir toute difficulté, le Modem suggère que le prêt de locaux municipaux soit soumis à un loyer symbolique. Partiellement convaincu au cours du débat, l’UMP s’est abstenu. On peut se féliciter, fait rare en conseil municipal, qu’un débat puisse faire évoluer les opinions des uns et des autres, et que chacun ne campe pas sur ses positions.

 

Urbanisme

 

 

Le conseil municipal a définitivement entériné la construction d’une médiathèque sur la Zac du Port, en lieu et place de l’école maternelle initialement prévue ; les études démographiques ont montré que le besoin en école maternelle sur cette zone pouvait être absorbé par les écoles environnantes. Il est par contre nécessaire pour la ville de disposer d’une médiathèque rajeunie et modernisé, au cœur de la ville.

L’opposition UMP a voté contre, l’opposition Modem a voté pour.

 

Par ailleurs, la mairie s’engage a acheté les locaux de l’usine Hollander. Ces locaux font partie du patrimoine de la ville, et la mairie entend les préserver. U

ne réflexion va débuter quant à leur usage futur.

Le conseil municipal a voté à l’unanimité cette acquisition.

 

Enfin, plusieurs délibérations ont eu trait à la poursuite des travaux dans la ville : Logements Logirep avenue Victor Hugo, aménagement de la rue Auguste Blanqui, OPAH Boulenger… Toutes ont été voté à l’unanimité.

 

Adhésion au collectif pour la sauvegarde du triage de Villeneuve St George.

 

 

Le conseil municipal a voté l’adhésion de la ville au collectif pluraliste pour la sauvegarde et le développement du triage SNCF de Villeneuve St George. Le vote a eu lieu a l’unanimité du Conseil Municipal.

 

Pour rappel des faits, la SNCF est dans une politique de réduction de son offre de transport fret, qui aura pour conséquence au

niveau national une augmentation considérable du nombre de camions sur les routes et au niveau local, la très forte réduction, voir l’arrêt des activités du site de triage de Villeneuve St George, avec toutes les répercussions que peut avoir sur notre commune l’arrêt ou la réduction d’activité d’un tel bassin d’emploi.

 

Divers :

 

 

Au détour d’une discussion sur la GUP (Gestion Urbaine de Proximité), un très vif débat a eu lieu sur le fonctionnement des Conseils de Quartiers.

L’opposition UMP semble ignorer que la règle de fonctionnement des Conseils de Quartiers (à ce jour, un seul conseil de quartier, dans les Gondoles Nords) est qu’ils soient le lieu où les habitants du quartier viennent s’exprimer. A ce titre, les élus d’oppositions du quartier sont autorisés à participer au conseil de quartier, mais pas les élus d’autres quartiers… ce qui a provoqué la colère de l’opposition UMP lors de la dernière réunion de quartier.

La majorité municipale maintient sa position, pour permettre que les conseils de quartier soient un lieu de débat avec les habitants et non une reproduction délocalisée du conseil municipal (où les habitants de toute la ville sont toujours les bienvenus).

 

Par ailleurs, la nouvelle activité d’ « aqua biking » proposé à la piscine remporte un vif succès et affiche déjà complet.

 

NB : Il s’agit d’un compte-rendu subjectif du groupe Communiste et Partenaire, mettant en avant les points saillants du Conseil Municipal. Le compte-rendu officiel est disponible sur le site de la Mairie de Choisy le Roi

 

Repost 0
Published by Laurent MELY - dans Choisy-le-Roi
commenter cet article
24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 22:10

Le conseil municipal s’est ouvert sur un hommage et une minute de silence à la mémoire de Jean-Claude Sanchez. Pour ma part, je regrette d’avoir si peu eu le temps d’apprendre à le connaître, et m’associe pleinement aux condoléances exprimés par le conseil à sa famille.

 

Le premier point à l’ordre du jour fut l’approbation du compte administratif 2008 de la commune. Ce fut l’occasion de constater que la très grande majorité des décisions prises par la majorité lors de l’élaboration du budget 2008 ont été réellement et fidèlement effectuée durant l’année écoulée.

 

Le deuxième point à l’ordre du jour fut le vote de la Décision Budgétaire Modificative (DBM). Cette DBM ne portait que sur des ajustements relativement mineurs du budget primitif et fut voté à l’unanimité du conseil.

Le vote de la DBM fut néanmoins l’occasion pour l’opposition de faire une intervention sur le thème de la sécurité dans notre ville. Mme Barron a ainsi qualifié certains lieux de notre ville de « zones de non-droit », citant des rassemblements dans les halls d’immeubles ou des rodéos de scooter sur la dalle sud. Pour ma part, il me semble que le terme « zone de non-droit » qualifie des phénomènes autrement plus grave : les rassemblements dans les halls d’immeubles ou les rodéos de scooter relèvent plus de l’incivilité et de l’infraction au code de la route que du crime en bande organisée.

Néanmoins, notre ville a connu récemment des événements dramatiques et le sentiment d’insécurité ne doit pas être nié même s’il doit être relativisé : ni les services de polices, ni le préfet du Val de Marne ne considère notre ville comme particulièrement problématique. La majorité municipale se félicite cependant d’avoir été enfin partiellement entendu, avec l’affectation sur Orly et sur le quartier des Navigateurs de Choisy d’une Utaq (police de proximité, version sarkozy) ce qui dégagera des effectifs du commissariat de Choisy pour le reste de la ville.

Faut-il en rester là ? Bien sûr que non. Si la sécurité publique est en premier lieu du ressort de la police nationale, la municipalité doit être active et elle l’est. La meilleure contribution d’une municipalité à la sécurité publique n’est pas de suppléer ou doubler la police nationale par une police municipale ou des caméras de vidéo surveillance. Son rôle est d’agir pour créer un cadre de vie agréable et sûr afin d’éviter une dégradation qui créerait des foyers d’insécurité. La destruction de la galerie Jean-Jaurès, les travaux du square St Louis ou le retournement du marché contribueront ainsi à améliorer l’environnement et donc la sécurité de la dalle sud et des environs de la place de l’église..

 

Les points suivants de l’ordre du jour concernaient l’urbanisme. Ce fut l’occasion d’évoquer le Quartier du Port ; une importante délégation de choisyens de ce quartier était d’ailleurs présente au conseil municipal. A cette occasion, et de manière exceptionnelle, le conseil municipal a été suspendu pendant ½ heures afin de permettre un échange avec la salle.

Les habitants du Quartier du Port ont ainsi pu exprimer leur sentiment d’avoir été «  trompé sur la marchandise » ; les promoteurs immobiliers ayant indiqué comme acquis la présence d’une école maternelle et d’un gymnase dans le quartier. Hors, les études ultérieures de la mairie ont amené à déplacer de quelques centaines de mètres ces deux équipements.

Le sentiment de nos concitoyens d’avoir été dupé par leurs promoteurs immobiliers est très compréhensible. Néanmoins, je pense qu’en déplaçant ces deux équipements, la municipalité a pris de bonnes décisions :

·         Le futur gymnase sera le lieu de nombreuses compétitions sportives, avec une capacité d’accueil d’un millier de spectateurs et autant de voiture à garer. Cela constituera une nuisance du dimanche matin que les habitants du Quartier du Port apprécieront sans doute de voir se déplacer de quelques centaines de mètres pour une zone de notre ville moins densément peuplée.

·         L’école maternelle qui aurait pu ouvrir dans le Quartier du Port n’aurait été qu’une école de 5 classes. Mais avec le rajeunissement de notre population, le besoin est d’une dizaine de classe sur le Quartier du Port et les quartiers environnants. L’intérêt général au niveau de l’ensemble de la ville préconisait donc d’ouvrir une école de 10 classes, et pour cela de la déplacer de quelques centaines de mètres sur les locaux de l’actuel collège Matisse.

Les habitants du Quartier du Port y trouveront une certaine compensation dans l’intégration de la nouvelle école à un groupe scolaire plus large : le « gain de temps » d’une école maternelle en bas de son immeuble sera à terme aisément compensé par un autre « gain de temps », celui de pouvoir déposer ensemble un enfant d’âge primaire et un enfant d’âge maternel sur le même site, au lieu de deux sites différents…

Néanmoins, si ces décisions étaient les plus pertinentes, je peux comprendre la frustration de nos concitoyens envers le prometteur immobilier qui leur a vendu pour acquis des projets qui ne l’était pas.

 

Parmi les autres points à l’ordre du jour concernant l’urbanisme, il faut retenir l’autorisation donnée à M. le Maire de délivrer le permis de démolir la passerelle reliant la Dalle Sud à la Cathédrale. Une étape importante du renouvellement du centre-ville sera bientôt franchie

Dans le reste du débat, le temps a hélas manqué pour que Catherine Després, adjointe en charge du personnel,  fasse une déclaration à propos de la proposition de loi présentée par 87 député UMP qui vise à rendre le recrutement par contrat de droit privé la règle pour le recrutement dans la fonction publique territoriale, au lieu du recrutement au statut de la fonction publique territoriale. Cette proposition de loi remettra grandement en cause le fonctionnement des collectivités territoriales : sans statut public, sans sécurité de l’emploi, la question de l’indépendance des fonctionnaires par rapport sera un véritable problème, ce qui ne sera bénéfique pour personne. Ce sujet est important et grave, et j’espère que nous aurons l’occasion d’en reparler. C’est notamment par des prises de positions publiques sur le sujet que nous pourrons mettre en échec ce projet.

 

Le conseil municipal s’est terminé par une déclaration très critique de Frédéric Tissler concernant la mise en place du RSA, critiques auquel se joint naturellement le groupe Communiste et Partenaire et qui furent même partiellement approuvée par certains élus UMP.

 

Repost 0
Published by Laurent MELY - dans Choisy-le-Roi
commenter cet article