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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 22:00

Le NPA, le PCF, le PG, la Fédération, les Alternatifs, GU, le M'Pep et d'autres organisations de la gauche anticapitaliste ont initié une démarche visant à chercher une unité lors des élections régionales de 2010 et ont émis un premier texte commun. le 28 septembre.

 Les disussions ont pour l'instant lieu au niveau des directions de chaques
 organisation et leur issue n'est à ce jour pas certaine. Une amicale mais ferme pression des bases militantes est aujourd'hui nécessaire pour faire avancer les disussions.

 C'est pourquoi je vous invite à signer et faire signer cette pétition pour une union de la gauche anticapitaliste aux régionales.

Allons ensemble aux régionales!
Soutien citoyen à la démarche unitaire initiée par la déclaration du 28 septembre 2009

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Published by Laurent MELY - dans Elections Régionales
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Colin 24/10/2009 11:02




Régionales : pour le PCF, des "désaccords persistants" à gauche


"Le 16 octobre, nous avons participé- pour le PCF- à une rencontre à laquelle participaient : FASE ,FSQP, MPEP,NPA, PG ,PCOF,République
et Socialisme, Les Alternatifs, écrit le PCf dans un communiqué, souhaitant rectifier un "compte rendu de réunion" qui circule, dont le PCF considère "qu’il ne rend pas bien compte de réalité
du débat".


"Cette rencontre, poursuit le texte, avait pour objet d’approfondir la possibilité - ou non - d’accords en vue des échéances électorales
futures. Pour la préparer nous avions fait parvenir à toutes les organisations un texte dans lequel notre opinion était développée en réaffirmant le statut de cette réunion pour nous : une
confrontation permettant de verser des éléments au débat de notre Conseil national pour construire son offre nationale.


Nous avons constaté lors de cette rencontre la persistance de désaccords de fond entre les forces en présence, notamment avec le NPA .Ils
portent sur l’enjeu même des élections régionales, l’objectif et la dynamique politique à construire pour l’atteindre.


Ils portent aussi sur le statut même de ces désaccords. Alors que le PG insistait sur la possibilité de ne pas être « d’accord sur
tout » pour constituer des listes ensemble, nous réaffirmions quand à nous le besoin au contraire d’une clarté politique indispensable sur les objectifs globaux.


Nous les avons ainsi décliné.


Tout d’abord notre volonté d’aboutir à des accords clairement partagés sur les objectifs politiques que nous nous fixons en commun, et que
nous voulons porter en commun dans la campagne électorale : battre la droite ; promouvoir des politiques solidement ancrées à gauche en rupture avec les logiques libérales
dominantes ; créer les conditions de majorité de gestion à gauche dans les Régions – sans aucune compromission avec le MODEM - permettant de faire avancer notre projet commun, de résister
aux politiques mises en place par Nicolas Sarkozy et d’œuvrer à la satisfactions des besoins de nos concitoyens.


Nous avons ainsi fait état de l’importance que nous accordions à la liaison entre le premier et le deuxième tour pour parvenir à cet objectif
et mobiliser une dynamique populaire permettant de l’atteindre.


Le NPA a exprimé une approche profondément différente en affirmant qu’ « aucun accord de gestion n’était possible avec le PS » ou
que qu’il était « possible de faire des choses sans être dans les majorités de gestion ». Parlant tantôt de « fusion technique », tantôt de rapport de forces possibles avec
des scores à 10%, le NPA réaffirmait sa volonté de s’en tenir à un accord pour le premier tour sans prise de position claire sur le second.


Des représentants de Socialisme et République ou du MPEP ont quand à eux partagé notre opinion sur la nécessité d’énoncer un objectif
politique pour le second tour dès avant l’élection.


Quand au PG, il a souhaité banaliser ce désaccord en proposant d’en débattre entre les deux tours.


Appelant les participants à un minimum de réalisme nous avons pour notre part rappelé l’impossibilité de régler les débats de fond entre les
deux tours (les fusions devant s’opérer en moins de 24H) non « réglés au préalable ». Ainsi loin de se situer sur la seule participation aux exécutifs, le différent porte sur le
projet politique lui-même .Ce qui nous a amené à demander de la clarté sur ce dernier avant de pouvoir aller plus loin en faisant part du dégât produit par le passé dans l’électorat de listes
où plusieurs opinions se faisaient entendre sur des sujets de fond.


Nous avons donc invité à la poursuite de la discussion de fond sur l’objectif même des élections en proposant aux participants que la
prochaine rencontre se fasse après notre conseil national et que nous y versions notre offre nationale comme élément à débattre.


Paris, le 20 octobre 2009"




Laurent MELY 25/10/2009 10:16


La question de la prise ou non de responsabilité, de participer ou  non à la gestion est effectivement une question centrale. C'est même la raison de mon appartenance au PCF plutôt qu'à un
parti d'extrême gauche.

 Maintenant, avoir pour principe de prendre ses responsabilités pour tenter de mettre concrètement en oeuvre ses principes ne veut pas dire le faire à n'importe quelle condition.

 "Ancrer à gauche le PS" dans la gauche plurielle fut par exemple à mes yeux une grave erreur (et c'est un également gros point de divergeance avec au moins Mélenchon et donc une partie du
PG). C'est ainsi qu'il y'avait un ministre communiste quand un premier ministre a dit "l'état ne peut pas tout", c'est un ministre des transports communistes qui a ratifié à Bruxelle l'ouverture à
la concurrence des chemins de fer dans un gouvernement de "gauche plurielle" qui ne s'est jamais opposé à l'orientation libérale de l'Union Européenne.
 "Ancrer à gauche le PS", c'est aussi la raison de notre échec de 2002 aux élections présidentielles, la première fois que le PCF est passé en dessous de la barre des 5%.

 Et il faudrait maintenant "ancrer à gauche les régions" ? Permettez moi d'y aller avec précaution, vu le passif de l'expression.

 Donc, oui bien sûr pour participer aux executifs régionaux, mais dans certaines conditions. La première, c'est que ce soient des executifs de gauche, c'est à dire sans le Modem. Tout le monde
est d'accord là dessus, heureusement.
 La deuxième, c'est à mon sens, de conserver notre liberté de vote. C'est à dire de ne pas avoir d'accord de gestion avec le PS imposant de devoir voter un budget qui ne nous conviendrait pas,
qui aurait des orientations qui ne seraient pas les notres. On peut voter le budget et on peut voter avec le PS à condition que les conditions soient réunis pour qu'il soit le fruit d'un
compromis acceptable par nous. Ce qui n'a pas - d'expérience de nos conseillers régionaux actuels - toujours été le cas.
 Dans ces conditions : pas de Modem et liberté de vote pour pouvoir s'opposer à la politique du PS si nous ne sommes pas d'accord, pourquoi pas. Mais il faut savoir que cette "liberté de
vote", nous ne l'avons aujourd'hui pas dans la plupart des executifs régionaux et que nos conseillers régionaux. Là dessus, nous devons aller plus loin.

 Et je pense que sur le concept de cette "liberté de vote", on peut trouver un terrain d'entente et un compromis avec les autres membres de la gauche radicale. Du moins, je l'espère, sinon
effectivement, si le NPA veut s'enfermer dans la seule critique, je ne serais pas d'accord.
 Mais à ma connaissance, ce n'est pas l'option choisi par le NPA, qui a beaucoup évolué depuis sa "claque" aux européennes.

 Je vous invite à aller lire ce blog, d'un militant du NPA qui milite ardemment pour une liste commune avec le PCF, ça vous donnera une idée de l'état d'esprit au NPA :
http://ilyaura.20minutes-blogs.fr/