Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Archives

10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 10:06

http://media.melty.fr/media_aggregate-859304-ajust_614/valerie-trierweiler-francois-hollande.jpgNicolas Sarkozy « dégagé » ! Bonne nouvelle pour une majorité de Français qui ont voté contre lui plus que pour François Hollande. Mais pour tous ceux qui rêvent d’une autre politique, qui rompent avec la logique capitaliste, la question se pose : et maintenant ?

 Sur la forme, François Hollande a fait une soirée électorale sans faute.

Attendre les résultats dans son bureau du conseil général de Tulles, fêter d’abord la victoire avec ses électeurs de Corrèze avant de venir à la Bastille – hormis pour le bilan carbonne du jet privé – ça a quand même une autre gueule que le Fouquet’s. Et plutôt que d’aller passer sa dernière semaine avant la passation de pouvoir dans un Yacht privé, il s’attelle à ses dossiers à son ancien QG de campagne.

Son discours lui-même était ce qu’on peut attendre du discours d’un président social-démocrate nouvellement élu. Rassembleur, voulant résorber au plus vite les divisions apparus dans une campagne que son adversaire voulait clivante, quelques rappels aux promesses faîtes durant la campagne sous un terme lyrique.

Mais sur le fond ?

L’un des premiers actes du président-élu fut de s’entretenir avec Angela Merkel. Pour celui qui veut renégocier le traité du TSCG (Traité sur la Stabilité, la coordination et la gouvernance, instaurant notamment la « règle d’or » d’austérité budgétaire) la méthode en dit long.

Rappelons d’abord que si François Hollande souhaite renégocier le traité pour y ajouter un volet de croissance, il n’a jamais été question d’y retrancher le volet austérité. Mais surtout, pour renégocier le traité, il commence par s’entretenir en tête à tête avec la plus influente et la plus réticente. Pour se donner les moyens d’agir, on a fait mieux. Surtout quand dans le même temps, les partis pro-austérités perdent la majorité en Grèce.

On a aussi pu observer la cacophonie autour du cas de François Bayrou. Quelques hiérarques du PS ont émis l’idée de ne présenter personne contre lui aux législatives en remerciement de son soutien aux présidentielles, avant d’être désavoués par Martine Aubry. Mais on sent bien que la vieille tentation d’une alliance avec le centre demeure forte au PS, d’autant plus maintenant que le Modem a franchit le rubicond en appelant à battre Nicolas Sarkozy.


Bref, au-delà des symboles, fort bien réussit, les premiers gestes de François Hollande confirment l’impression d’avant 2d tour. Pas de grand « changement » à en attendre.

Pour une véritable alternative, il faudra des députés à l’assemblée autrement plus pugnaces et revendicatifs que le nouveau président. Ce seront les députés du Front de Gauche, qu’il faudra élire en nombre.

Et surtout, il faudra un peuple toujours aussi pugnace et revendicatif dans la rue qu’il a pu l’être lors des réformes anti-sociales du gouvernement Sarkozy  pour cette foi, arriver à infléchir le nouveau gouvernement socialiste.

Pour le peuple de gauche, ça veut dire qu’il va falloir se retrousser les manches pour être présent dans les urnes et dans les syndicats pour faire bouger les lignes. Un programme chargé, maintenant.

Partager cet article

Repost 0

commentaires