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22 janvier 2008 2 22 /01 /janvier /2008 19:03

Une télévision publique libérée de la publicité et par conséquent des contraintes de l’audimat est bien entendue souhaitable et au premier abord, on pourrait se réjouir de l’annonce qui en a été faite par le Président de la République. Néanmoins, la réaction des marchés financiers à cette annonce,  une brusque augmentation du cours de l’action de TF1 de 8.5% et une augmentation comparable pour l’action de M6, peut inciter à réfléchir plus loin.

Une janvier 2007, l’action TF1 valait environs 27 €. En janvier 2008, elle n’en vaut plus que 17 €, soit une baisse de 38% en un an ! Si cette action a connu une chute si sévère, c’est que la première chaîne française va mal : l’arrivée de la TNT et des télévisions sur ADSL lui fait une sérieuse concurrence. Seuil symbolique, TF1 est passé en dessous de 30% d’audimat  pour la première fois de son histoire en novembre 2007 et surtout les recettes publicitaires sont en baisses. Au mois d’août de cette année, l’annonce de la baisse des revenus publicitaire a d’ailleurs fait chuter l’action de TF1 de 13%.

Si TF1 reste encore l’acteur dominant du paysage audiovisuel, on peut supposer que le moral n’est pas au plus haut chez Martin Boygues, grand ami s’il en est  de Sarkozy et d’ailleurs parrain d’un de ses fils.

C’est dans ce contexte que le président de la république annonce la suppression de la publicité sur les chaînes publiques, avec comme probable conséquence le report des annonceurs sur les autres chaînes de télévision, TF1 et M6 en premier lieu.

Par ailleurs, on peut s’étonner que selon le gouvernement,  les « caisses soient vides » quand il s’agit de proposer des solutions pour le pouvoir d’achat, qu’il soit inenvisageable d’augmenter les recettes de la sécurité sociale et des caisses de retraites pour financer leur déficit, mais qu’il soit possible de créer une nouvelle taxe pour trouver un milliards d’euros afin de financer l’arrêt de la publicité sur les chaînes publiques, question qui n’est pas sans intérêt, mais bien moins prioritaires que les questions de pouvoirs d’achats, de financement des retraites, ou même d’aide aux banlieues défavorisées.

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