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13 septembre 2007 4 13 /09 /septembre /2007 19:32

Le déficit de la branche vieillesse du régime général de la sécurité sociale est estimé à 4.5 milliards d’euros pour 2007. Ce chiffre qui peut sembler très important, « abyssal » pour certains est à comparer à d’autres pour être correctement évalué : le « paquet fiscal » voté cet été coûtera à l’état 13.6 milliards d’euros en année pleine ; les bénéfices des 40 plus grandes entreprises françaises (celles qui forment le CAC 40) ont été en 2006 de 100 milliards d’euros.

 

 Dès lors, réduire d’à peine 1/6 les mesures du paquet fiscal et créer parallèlement un impôt spécifique de 2.5% des bénéfices ne s’appliquant qu’aux 40 entreprises cotées au CAC 40 suffirait à résoudre le déficit des caisses de retraite.

 

 Vue la santé florissante de ces 40 premières entreprises françaises, on peut supposer que diminuer leurs bénéfices de 100 milliards d’euros à 97.5 milliards d’euros ne les mettra pas sur la paille. De même, réduire d’1/6 les bénéfices du paquet fiscal ne réduira pas à la misère ceux qui ont su vivre jusqu’en 2007 sans en bénéficier.

 

 Bien sûr, il s’agit de propositions grossières, qui ne peuvent être mise aussi facilement en œuvre, du moins pour ce qui est d’un impôt sur les sociétés du CAC 40. Mais ce simple exemple a le mérite de montrer que le déficit de la branche vieillesse du régime général est loin d’être « abyssal » et que les moyens de le financer existent, autrement qu’en allongeant les durées de cotisations. Comme toujours, l’argent existe, il suffit d’avoir le courage d’aller le prendre là où il est.

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Published by Pingouin094 - dans Régimes spéciaux
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commentaires

Pragmatic 19/01/2009 09:25

C'est très démagogique il faut reconnaître, mais c'est très simpliste et illusoire car non durable. C'est le système de retraite par répartition qu'il faut revoir ou ne serait-ce que réellement l'appliquer car le système actuel n'a jamais été solidaire, il ne redistribue pas l'argent qui existe, et il n'a pas de limite budgétaire (en pourcentage de cotisations par exemple, et en interdiction de déficit). C'est donc un système de rente arbitraire aux règles fixés en dépit de l'argent collectable et collecté, règles qui changent aussi au gré des réformes.C'est d'abord le système de répartition qui est à réformer d'urgence, de manière solidaire et non au détriment des jeunes. Le système s'est fourvoyé en route, de manière dramatiquement irresponsable du côté politique et syndical, il faut qu'il revienne dans le chemin en ramenant les taux de cotisations à ceux d'il y a 20 ans, solidairement avec les cotisations de la génération maintenant en retraite, en interdisant le déficit, et en répartissant ainsi l'argent collecté entre les retraités. C'est ça la répartition.Personnellement, j'irai plus loin en créant des fonds d'investissement publics en répartissant encore moins auprès des retraités, afin d'injecter cet investissement dans l'économie français non pas sous forme desubventions mais en entrant au capital des entreprises qui le souhaitent pour leur développement (en les recapitalisant et non en les nationalisant), ce qui sera à même de favoriser les embauches, et d'éviter que le patrimoine économique soit dilapidé auprès d'investisseurs étrangers, ce qui a été le cas ces vingt dernières années par les gouvernement de droite et de gauche - c'est-à-dire qu'à force de croire que l'argent tombe du ciel, il faut revenir à la réalité et de comprendre que laisser les clé de l'économie du pays est malsain, et que si on veut répartir des richesses, il faut s'en donner les moyens.