Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Archives

3 août 2007 5 03 /08 /août /2007 21:43

            La loi portant sur le service minimum dans les transports terrestres est en cours d’adoption. Peu après son élection, Nicolas Sarkozy avait annoncé qu’il ne passerait par la loi après l’été que si les partenaires sociaux ne parvenaient pas à trouver un accord. Qu’en est-il du dialogue social à la SNCF ? (Chiffres de la Direction des Ressources Humaines de la SNCF) :

 

            S’inspirant de l’alarme sociale mise en place à la RATP, la SNCF a mis en œuvre son propre processus de réduction des conflits sociaux fin 2004, notamment en instaurant les « Demandes de Concertations Immédiates » : avant tout conflit social, les syndicats sont tenus d’engager une Demande de Concertation Immédiate, imposant une période de discussion de 10 jours avant la dépose d’un préavis de grève. Durant ces DCI, les syndicats exposent à la direction leurs griefs, celle-ci y répond point par point, et les conclusions sont diffusées à tous les agents.

 

            En 2006, 927 DCI ont été déposées par les syndicats. 114 DCI ont été suivies d’un préavis de grève, et 66 préavis de grèves ont été suivis d’une grève effective. En résumé, 93% des conflits sociaux se sont résolus dans le dialogue et la concertation et seulement 7% par le recours à la grève.

 

            Entre 2005 et 2006 le nombre de jour de grève par agent est passé de 1.44 à 0.79, soit une réduction de 45% du nombre de jour de grèves, et ce alors même qu’un conflit social de niveau national (le CPE) a eu lieu en 2006.

 

            En conclusion, à la SNCF, tout comme à la RATP, le dialogue social fonctionne et s’améliore encore. Le recours à la loi n’était pas nécessaire, il n’y avait pas de situation de blocage entre les syndicats et les directions des entreprises concernées. Alors, pourquoi cette loi sur le service minimum ?

 

            Cette loi était voulue par une partie de l’opinion qui n’a toujours pas digéré les grèves de 1995, il y’a prêt de 12 ans. Depuis, le pays n’a connu aucune grève nationale bloquant l’activité économique et « retenant les salariés en otage ». Cette loi est une loi démagogique, visant à satisfaire les phantasmes d’une partie de l’électorat,  mais ne repose sur aucune réalité sociale concrète.

Partager cet article

Repost 0

commentaires