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2 mai 2007 3 02 /05 /mai /2007 20:31

Qu'ils soient 200 000 selon les organisateurs où 117 000 selon la police, tous s'accordent pour dire que les manifestants du 1er mai étaient deux fois plus nombreux que les années précédentes. L'élection présidentielle y est sans doute pour beaucoup.

De la manifestation parisienne, je retiens deux aspects. Bien sûr, une très forte opposition au programme del'UMP et de son candidat, Nicolas Sarkozy tout d'abord. Une opposition affirmée par les nombreux militants politiques sur les bords du cortège, mais reprise et partagée par les syndicalistes et manifestants qui défilaient.

La première revendication de cette manifestation, c'était la demande d'une hausse générale des salaires. "Le SMIC a 1500 € tout de suite !"  ; "Et un, et deux, et trois cents euros" scandés par les manifestants.

J'y vois tout d'abord la preuve que le dogme sarkozyen "travailler plus pour gagner plus" est loin de faire l'unanimité dans le monde du travail.

Les salaires les plus bas ne permettent pas de vivre décemment, ce constat est largement partagé. Mais il existe plusieurs réponses différentes, qui sont une question de valeurs :

Pour Nicolas Sarkozy et l’UMP, « Travailler plus pour gagner plus », cela veut dire que chacun doit travailler autant d’heures que nécessaires pour gagner le salaire qu’il estime lui permettre de faire vivre décemment sa famille. Tout notion de durée du travail est dans les faits supprimées, et avec elle l’idée qu’à côté du salaire minimum permettant de vivre décemment, il existe une idée de temps minimum de temps libre permettant d’avoir une vie culturelle, sociale et familiale décente.

Il est aussi possible de définir  le salaire minimum permettant une vie décente et d’en faire le salaire minimum pour la durée légale du temps de travail. Ainsi, chacun peut alors faire librement le choix de travailler plus ou d’avoir plus de temps libre, un niveau de vie décent minimum étant assuré à tous. C’est le choix porté par les syndicats et qui fut repris par les tenants de la gauche anticapitaliste, en demandant le SMIC à 1 500 € dès aujourd’hui.

 

 C’est ce choix qui a été porté massivement le 1er mai et qui doit être entendu par les deux candidats à l’élection présidentielle.

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