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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 18:45

Dans le jargon européen, les services publics n’existent plus. On y trouve « services sociaux d’intérêt généraux » (SSIG), ou des « services d’intérêt économique général » (SIEG). Les traités européens ont pour finalité de confier l’intérêt général, non plus au secteur public, mais autant que possible au secteur privé.

 

Les services publics potentiellement rentables (SIEG), comme les services postaux, l’énergie, les transports, sont bien sûr les premiers visés. Ainsi, les précédents gouvernements européens et les précédentes majorités au Parlement n’ont eu de cesse de les privatiser et de les ouvrir à la concurrence, avec des conséquences presque toujours désastreuses:

La réputation des chemins de fer britanniques privatisés n’est plus à faire ; Dans tous les pays où l’énergie a été ouvert à la concurrence, son coût a augmenté et est aujourd’hui très supérieur à celui du tarif régulé en France ; Les services postaux ont été privatisés en Suède. Sur les 2200 bureaux de postes suédois, 1800 ont fermé.

 

Les services publics non rentables (SSIG), ne sont théoriquement pas concernés par l’ouverture à la concurrence. La stratégie européenne qui prévaut actuellement est cependant d’en restreindre l’accès aux seules populations les plus nécessiteuses.

Ainsi, aux Pays-Bas, la Coopérative de Logement Hollandaise est accusée de concurrence déloyale vis-à-vis du privé par la Cour de Justice Européenne : cherchant une certaine mixité sociale, elle propose une part de ses logements sociaux à des ménages n’entrant pas dans les critères d’attribution de l’aide sociale.

 

Il faut au contraire développer les services publics, ce qui se passe en Europe par une remise en cause du pacte de stabilité, déjà sérieusement écorné par les plans de relances. Les états doivent être autorisés par l’UE à pouvoir s’endetter pour investir dans leurs services publics. Les états doivent être autorisés par l’UE à subventionner leurs services publics, même ceux ouverts à la concurrence. Enfin, plutôt que de privilégier l’atomisation des services « d’intérêt général » en une myriade de petites entreprises privées, il faut favoriser les coopérations entre les grands services publics.

 Ainsi, l’Etat français doit pouvoir investir dans le fret ferroviaire, ce qui lui est aujourd’hui refusé au nom de la concurrence « non faussée » entre la SNCF et les entreprises de fret privées. Ainsi, EDF et GDF-Suez doivent être nationalisés et doivent fusionner en un grand pôle public de l’énergie et surtout s’allier avec leurs homologues des autres pays européens pour définir une politique énergétique commune à toute l’Europe.

 

Le 7 juin, le vote Front de Gauche sera un vote du NON à l’Europe Libérale et à la casse des services publics, se sera un vote POUR un renforcement des services publics, en France et en Europe.

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Published by Laurent MELY - dans Elections Européennes
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