Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Archives

10 janvier 2009 6 10 /01 /janvier /2009 12:00

En tirant de manière massive des roquettes, armes très imprécises, dans des zones peuplées de civils, le Hamas a pour but délibéré d’atteindre des populations civiles dans les terroriser. C’est du terrorisme.

Néanmoins, Israël est signataire des Conventions de Genèves, dont la première fut signée à la fin du XIXème siècle et la IVème au lendemain de la deuxième guerre mondiale. Tirant les leçons des deux guerres mondiales, ces conventions définissent les « lois de la guerre ». Elles ont encore toute leur légitimité aujourd’hui. Ne pas les respecter, c’est se mettre hors du droit international, à l’égal de ceux qu’on appelle « terroriste ».

Attaque contre les populations civiles

Selon le droit international, les fonctionnaires et les forces de polices lorsqu’elles ne prennent pas activement part aux combats, sont également des populations civiles. En bombardant des ministères, des administrations, des commissariats de polices, Tsahal a donc également pour but délibéré d’atteindre des populations civiles. C’est un crime de guerre. Les généraux Israéliens ne cachent pas leur volonté, en agissant ainsi d’inspirer la crainte à la population civile, c’est donc du terrorisme d’état, un « terrorisme d’état ».

Entre une roquette du Hamas tirée en direction de Sderot et un missile de Tsahal tirée sur un bâtiment de l’administration palestinienne, même sous le contrôle du Hamas, il n’y a en droit international, aucune différence.

Si les dirrigeants Israéliens voient une différence et estiment que le droit peut s’appliquer dans un cas et pas dans l’autre, alors ils donnent implicitement également ce droit aux palestiniens. Si les tirs de roquettes du Hamas constituent des actes de terrorismes, alors les tirs de missiles d’Israël sur des bâtiments civils, même ornés du drapeau du Hamas, constituent aussi des actes de terrorismes. Si certains prétendent que les tirs de missiles de Tsahal sont légitimes, ils reconnaissent de fait la légitimité des tirs de roquettes du Hamas.

Protection des civils en temps de guerre

Israël exerce un contrôle sur l’espace aérien, sur les frontières et sur l’état civil (distribution de passeport) à Gaza. Il y est donc en droit international, une puissance occupante. Les conventions de Genèves imposent à la puissance occupante de protéger les civils du territoire occupé.

En maintenant fermée les frontières de Gaza, Israël empêche les civils palestiniens de fuir les combats. Il les met délibérément en danger. Il ne répond pas à son obligation de puissance occupante de protéger les civils palestiniens. C’est un crime de guerre.

Punitions collective

Le droit international interdit les punitions collectives contre les populations civiles, en réponse aux actes de résistances. Ce droit est notamment la réponse au comportement des troupes d’occupations allemandes face à la résistance française lors de la deuxième guerre mondiale.

En fermant les frontières de Gaza en réponse aux attaques du Hamas, Israël bloque l’approvisionnement en médicament, en nourriture, en électricité, en pétrole, et indirectement en eau potable, les stations de captage ne pouvant plus fonctionner faute d’énergie. Il s’agit d’une punition collective contre la population palestinienne, c’est un crime de guerre.

La colonisation

La colonisation des territoires occupés par la population de la puissance occupante constitue un crime de guerre. L’ensemble des colonies de peuplement israéliennes en Cisjordanie constitue un crime de guerre.

Traitement des prisonniers

Les combattants palestiniens fait prisonnier sont soumis à la torture et à des traitements inhumains et dégradants. Comme à Abou Grahib ou à Guantanamo pour les Etats-Unis, c’est un crime de guerre et une violation des droits de l’homme.

Droits de l’enfant

Israël maintient emprisonnant des mineurs palestiniens (notamment ceux ayant jeté des pierres sur des soldats ou des colons). Ces mineurs sont alors maintenu dans des prisons pour adulte, sans protection spécifique dû à leur âge.

Ce faisant, Israël viole la convention des droits de l’enfant, convention dont Israël est signataire.

Partager cet article

Repost 0

commentaires