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8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 19:28

« On dit d’un fleuve emportant tout sur son passage qu’il est violent, mais on ne dit jamais rien de la violence des rives qui l’enserrent. »

Bertold Brecht

 

 A entendre et lire le traitement du conflit isaelo/palestinien dans les médias, il me parait utile de le rappeler : il y’a un occupant et un occupé. Israël occupe militairement et colonise la Cisjordanie et Jérusalem-Est ; Israël exerce un blocus sur la bande de Gaza.

De ce fait, la violence première est le fait d’Israël et toute autre violence n’est que la conséquence de cette violence première. Dans le conflit actuel, nul ne peut prétendre qu’Israël se défend. Israël subit les conséquences en retour de sa propre agression. Que les moyens de la « défense » du Hamas soient criminels ne change pas qui est l’agresseur et qui est l’agressé. Surtout lorsque les moyens de l’agresseur, Israël sont eux aussi criminels (voir article précédent).

Mais attribuer des responsabilités ne sert à rien s’il ne s’agit que de distribuer des bons ou des mauvais points. Cela sert s’il s’agit de déterminer qui a le pouvoir et surtout le devoir d’agir pour que cesse le conflit.

Israël est l’occupant, Israël est l’agresseur. C’est à Israël de faire le geste qui pourra briser le cercle infernal de la violence. Ce geste est simple : reconnaître et appliquer le droit international et les résolutions de l’ONU. C’est le même droit international, la même volonté de l’ONU qui a rendu légitime l’existence d’Israël en 1947 et qu’Israël refuse de reconnaître en n’appliquant pas les résolutions de l’ONU. En refusant aujourd’hui d’appliquer les résolutions de l’ONU, Israël se rend coupable du même « crime » que les états arabes qui refusèrent de reconnaître Israël en 1947.

Appliquer les résolutions de l’ONU : faire cesser la colonisation, revenir aux frontières de 1967 y compris à Jérusalem-Est, permettre le retour des réfugiés, voilà le devoir d’Israël et le seul geste qui mettra fin au conflit.

Rappelons enfin que le Hamas s’est engagé à l’automne devant Jimmy Carter, ancien président des USA, à reconnaître un accord de paix sur ces principes, négocié entre l’OLP et Israël et approuvé par référendum par le peuple palestinien.

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